Cahier des Charges: Women ADAPT – Prestataire de services pour la plateforme numérique
1.0 A propos de Africa Enterprise Challenge Fund (AECF)
L’AECF, LLC (Africa Enterprise Challenge Fund) est une organisation de développement à but non lucratif de premier plan qui soutient les entreprises innovantes dans les secteurs de l’agroalimentaire et des énergies renouvelables, dans le but de réduire la pauvreté rurale, de promouvoir des communautés résilientes face au changement climatique et de créer des emplois.
Nous dynamisons le secteur privé en mettant en avant et en commercialisant de nouvelles idées, de nouveaux modèles économiques et de nouvelles technologies conçus pour accroître la productivité agricole, améliorer les revenus des agriculteurs, élargir l’accès aux énergies propres, réduire les émissions de gaz à effet de serre et renforcer la résilience face aux effets du changement climatique. Nous finançons des entreprises à haut risque qui peinent à accéder à des financements commerciaux ; nous nous engageons à intervenir sur les marchés émergents, dans des contextes fragiles et au sein d’économies à haut risque où peu d’institutions financières traditionnelles osent s’aventurer. Nous nous concentrons également sur les plus vulnérables, notamment les femmes, les jeunes et les personnes vivant dans des contextes fragiles.
À ce jour, nous avons soutenu plus de 698 entreprises dans 26 pays d’Afrique subsaharienne, amélioré les conditions de vie de plus de 37 millions de personnes et créé plus de 38 000 emplois directs. L’AECF a son siège au Kenya et dispose de bureaux en Tanzanie, au Nigeria, au Bénin, au Burkina Faso et en Somalie.
2.0 Description
Cette mission s’inscrit dans le cadre du projet Women ADAPT, financé par le Fonds pour les pays les moins avancés (LDCF) du Fonds pour l’environnement mondial (FEM) et mis en œuvre par l’Organisation des Nations unies pour le développement industriel (ONUDI) et l’Africa Enterprise Challenge Fund (AECF). Le projet s’attaquera aux obstacles structurels auxquels sont confrontées les femmes rurales en développant des infrastructures numériques et institutionnelles pour des services d’adaptation axés sur les femmes, en soutenant le déploiement de technologies agricoles intelligentes face au climat, en proposant des formations sur mesure et en renforçant les outils financiers inclusifs ainsi que les pratiques de gestion des risques climatiques.
Préférence pour les plateformes existantes. Les candidats sont invités à proposer l’adaptation, la mise à niveau, l’intégration ou l’extension d’une plateforme opérationnelle existante dans la mesure du possible.
Le développement d’une nouvelle plateforme ne sera envisagé que si le candidat fournit une analyse documentée des lacunes, comparant au moins deux plateformes existantes aux fonctionnalités minimales obligatoires (annexe 1), et démontrant qu’aucune ne peut être adaptée de manière rentable pour répondre aux exigences du projet en matière de prise en compte de la dimension de genre, de localisation, d’accès hors ligne, d’interopérabilité et de durabilité. Cette analyse des lacunes doit être soumise dans le cadre de la proposition technique et sera évaluée au titre du critère 1 (section 7).
Lorsqu’une proposition inclut deux plateformes (par exemple, une par pays), le statut de chaque plateforme (adaptée ou nouvellement développée) doit être justifié de manière indépendante selon les critères ci-dessus.
3.0 Portée fonctionnelle et procédures de mise en œuvre
Le présent appel à propositions vise à sélectionner un prestataire de services qualifié, qu’il s’agisse d’une entreprise unique ou d’un consortium, chargé d’adapter, de tester, de déployer, de maintenir et d’assurer le support d’une (pour les deux pays) ou de deux (une pour chaque pays) plateformes numériques «mobile-first» reliant les MPME dirigées par des femmes, les coopératives, les institutions de microfinance et les petites agricultrices du Bénin et du Burkina Faso à des services d’adaptation au changement climatique, à des informations agroclimatiques, à des données de marché et à des liens vers des services financiers inclusifs.
Alignement sur la composante du projet (CP1) : les candidats devront démontrer en quoi l’approche qu’ils proposent contribuera à la réalisation du résultat 1.1.1 (sélection, adaptation et déploiement de plateformes numériques sensibles au genre), au résultat 1.1.2 (renforcement des capacités de 14 MPME dirigées par des femmes et de plus de 4 000 femmes à l’utilisation des services numériques pour une agriculture intelligente face au climat et une prise de décision éclairée), et au résultat 1.1.3 (sensibilisation des coopératives et des parties prenantes locales aux avantages des services numériques pour renforcer la résilience).
3.1 Bénéficiaires et utilisatrices cibles
- Utilisatrices principales : dirigeantes de micro, petites et moyennes entreprises (MPME), membres de coopératives et petites agricultrices. Le projet Women ADAPT, dans son ensemble, cible plus de 4 600 femmes.
- Utilisateurs secondaires : les institutions phares du PC1 comprennent 14 micro, petites et moyennes entreprises dirigées par des femmes. Ces entreprises serviront d’institutions phares pour soutenir la diffusion de la plateforme, instaurer la confiance au niveau local, faciliter le retour d’information des agricultrices et encourager une adoption plus large en milieu rural. En outre, les coopératives, les IMF, les agents de vulgarisation et d’autres acteurs locaux peuvent également être impliqués en tant qu’utilisateurs de la plateforme, partenaires de données ou partenaires de diffusion, en particulier lorsqu’ils contribuent aux PC2, PC3 ou aux activités de sensibilisation.
- Autres utilisateurs : agronomes, agents de vulgarisation, fonctionnaires, responsables d’institutions financières, acteurs du marché et utilisateurs chargés du suivi et de l’évaluation du projet.
3.2 Principaux livrables et étapes clés
| Phase | Calendrier indicatif | Principaux livrables |
| 1. Lancement et définition des besoins des utilisateurs | Mois 0 à 1 | Évaluation des besoins sur le terrain et des besoins des utilisateurs ; analyse des inégalités entre les sexes ; cartographie des parties prenantes ; examen des options de plateforme ; spécifications techniques ; plan d’adaptation de la plateforme ; hypothèses initiales de pérennité ; prototype cliquable ou maquette de la solution. |
| 2. Prototype/MVP | Mois 1 à 3 | Produit minimum viable ou prototype de plateforme adapté ; plan de contenu ; intégrations initiales d’API et de données ; protocole de test ; plan de gouvernance des données ; plan de formation et de sensibilisation. |
| 3. Phase pilote | Mois 3 à 5 | Projet pilote sur des sites sélectionnés au Bénin et au Burkina Faso ; tests d’ergonomie auprès d’utilisatrices finales ; rapport d’évaluation du projet pilote ; révisions documentées de la plateforme, du contenu et des supports de formation. La plateforme doit être opérationnelle d’ici la fin du mois 5 / du 2ème trimestre de l’année 1, à temps pour accompagner les activités de formation et de sensibilisation qui débuteront au 2e trimestre. |
| 4. Déploiement complet et formation | Mois 5 à 12 | Déploiement de la plateforme dans les zones cibles ; formation de 14 MPME dirigées par des femmes en tant qu’institutions phares du PC1 ; soutien à la formation numérique et hybride pour au moins 4 000 femmes ; lancement d’une campagne de sensibilisation liée à l’inscription des utilisatrices et à l’adoption de la plateforme. |
| 5. Stabilisation, transfert et pérennité | Mois 12 à 22 | Optimisation ; maintenance ; tableaux de bord et analyses ; documentation et manuels opérationnels ; formation de l’équipe locale ; modèle de pérennité et plan de coûts ; rapport final de performance. |
3.3 Exigences en matière de formation, d’intégration et d’adoption
Le prestataire aidera l’AECF à mettre en œuvre le modèle de formation et d’adoption à deux niveaux du PC1. L’objectif n’est pas seulement de fournir un outil logiciel, mais de veiller à ce que les MPME dirigées par des femmes, les agricultrices et les parties prenantes locales puissent utiliser la plateforme en toute confiance et de manière cohérente pour prendre des décisions adaptées au changement climatique.
| Domaine de formation | Exigences minimales |
| Niveau 1 : Formation des MPME dirigées par des femmes | Formation en présentiel dédiée à 14 MPME dirigées par des femmes, comprenant au moins deux membres du personnel par MPME, avec au moins 50 % de participantes, dans la mesure du possible. Ces MPME serviront d’institutions phares/de référence pour la diffusion, l’instauration d’un climat de confiance, la collecte de retours d’expérience et l’adoption en milieu rural. |
| Contenu essentiel du niveau 1 | Fonctionnalités de la plateforme, navigation sur mobile et sur le Web, alertes météo, tableaux de bord des marchés, ressources sur l’agriculture adaptée au climat (CSA), inscription et intégration, culture numérique de base, communication inclusive et collecte de retours d’expérience auprès des agricultrices. |
| Niveau 2 : Sensibilisation des agricultrices | Mise en place de formations numériques et hybrides destinées à au moins 4 000 petites agricultrices, soit environ 2 000 par pays, grâce à des conseils intégrés à la plateforme, des tutoriels sur mobile, des supports audio et textuels, des contenus préenregistrés en langue locale, des campagnes de sensibilisation à la radio et sur les réseaux sociaux, ainsi qu’un accompagnement en présentiel léger assuré par des micro-entreprises et des PME formées ou des animateurs locaux. |
| Supports de formation | Supports disponibles en français et dans au moins une langue locale pertinente par pays, sous des formats adaptés aux contraintes d’alphabétisation, notamment du texte, des enregistrements audio, des supports visuels et des exemples pratiques pertinents pour les micro, petites et moyennes entreprises (MPME) dirigées par des femmes et les agricultrices. |
| Tests préliminaires | Tous les supports de formation, parcours utilisateurs et messages de sensibilisation doivent faire l’objet d’un test préalable auprès d’utilisatrices avant leur déploiement et être révisés sur la base des retours d’expérience documentés. |
| Accompagnement post-formation | Canaux de retour d’expérience, supports de révision, service d’assistance ou mécanismes de soutien destinés aux partenaires clés et aux utilisatrices, ainsi que des outils d’analyse permettant de suivre la portée de la formation, l’utilisation de la plateforme et son adoption. |
3.4 Sensibilisation et mobilisation
- Le prestataire, en coordination avec l’AECF et les partenaires locaux, soutiendra au moins 12 vagues de campagnes de sensibilisation et de mobilisation, à raison de six par pays.
- Le calendrier de ces campagnes devra coïncider avec les principales saisons agricoles, le lancement de nouvelles fonctionnalités de la plateforme et le déploiement des activités de formation destinées aux MPME et aux agricultrices. Des démonstrations guidées devront être organisées par le biais de canaux communautaires de confiance, notamment les marchés locaux, les centres de vulgarisation, les réunions de femmes et les réseaux de coopératives/MPME, le cas échéant.
- La mobilisation devra combiner des interviews à la radio, des messages d’intérêt public, des rubriques radiophoniques hebdomadaires, des supports imprimés, du contenu sur WhatsApp et les réseaux sociaux, une sensibilisation communautaire, des démonstrations guidées de la plateforme, le recours à des ambassadeurs locaux et la collaboration avec des chefs traditionnels ou religieux, le cas échéant.
- Les supports de communication doivent être sensibles à la dimension de genre, pertinents pour les femmes et les jeunes, adaptés à un public rural peu alphabétisé, disponibles en français et dans les langues locales pertinentes, et testés au préalable auprès des utilisateurs cibles.
- Les rapports sur les actions de sensibilisation doivent rendre compte de la participation par sexe et par âge, des indicateurs d’audience, des retours d’expérience au niveau communautaire et des preuves de liens avec l’inscription, la formation et l’utilisation active de la plateforme.
3.5 Pérennité et modèle post-projet
- Les candidats doivent présenter un modèle de pérennité crédible couvrant l’hébergement, la maintenance, les mises à jour de contenu, les coûts liés aux SMS/USSD, le personnel d’appui, les partenariats en matière de données, l’acquisition d’utilisateurs et les coûts d’exploitation courants après la fin du financement du FEM.
- Le plan de pérennité doit évaluer au moins trois scénarios : la poursuite de l’exploitation par un prestataire privé ; l’intégration à des services publics de vulgarisation ou à des systèmes nationaux d’information sur le climat ; et un modèle de services gérés soutenu par des coopératives, des IMF, des opérateurs de télécommunications, des acheteurs, des partenaires de développement ou d’autres acteurs locaux.
- Les candidats peuvent proposer des modèles de monétisation socialement inclusifs, tels que des services premium pour les acheteurs, des abonnements coopératifs, des frais de service des IMF, un cofinancement par des bailleurs de fonds ou des accords d’hébergement institutionnels. Tout modèle doit garantir l’accessibilité financière et l’accès pour les utilisatrices rurales.
- Le prestataire doit fournir un plan de passation de pouvoir et de transfert de compétences à l’AECF et aux partenaires locaux désignés.
3.6 Garanties numériques et exigences de « ne pas nuire »
- Les candidats doivent identifier les risques liés au genre, aux questions sociales, à la sécurité numérique, à la vie privée, à l’exclusion, à la fraude, à la désinformation et au surendettement associés à la plateforme proposée, et proposer des mesures d’atténuation.
- La plateforme doit éviter de renforcer les stéréotypes de genre et doit tenir compte de contraintes telles que le faible taux de possession de téléphones par les femmes, l’utilisation partagée des appareils, les dynamiques décisionnelles au sein des ménages, l’alphabétisation, la mobilité et le manque de temps.
- Toutes les fonctionnalités de la plateforme liées au financement, aux subventions ou à l’enregistrement des bénéficiaires doivent inclure des mesures de protection contre la fraude, la coercition, l’accès non autorisé aux données et l’utilisation abusive des informations relatives aux bénéficiaires.
- Toutes les activités doivent se conformer aux politiques de sauvegarde environnementales et sociales pertinentes du FEM, de l’ONUDI et de l’AECF.
4.0 Objectifs du projet
- Renforcer la résilience climatique des entreprises dirigées par des femmes et des petites exploitantes agricoles dans les chaînes de valeur agricoles au Burkina Faso et au Bénin en améliorant l’accès aux technologies intelligentes face au climat, aux services financiers adaptés et aux informations climatiques.
- Améliorer l’accès aux plateformes numériques pour les MPME dirigées par des femmes, les coopératives et les petites agricultrices.
- Renforcer les connaissances des femmes en matière d’agriculture intelligente face au climat, tout en améliorant l’accès à des financements inclusifs et à des subventions ciblées.
- Soutenir l’intégration de la gestion des risques climatiques dans les activités des institutions de microfinance, des coopératives et des MPME.
4.1 Objectifs spécifiques du volet « plateforme numérique »
- Fournir un accès mobile à des services essentiels : alertes précoces, informations climatiques, prévisions météorologiques géolocalisées, conseils agroclimatiques, modules de formation à l’agriculture adaptée au changement climatique (CSA), tableaux de bord sur les données de marché pour les cultures prioritaires et liens vers des solutions de financement inclusif.
- Faciliter l’enregistrement des bénéficiaires, le suivi de l’éligibilité, la vérification numérique, la communication et le suivi liés aux subventions ciblées et au financement inclusif. Mettre en place des boucles de rétroaction interactives (par exemple, des enquêtes vocales ou des sondages par SMS) et des analyses d’utilisateurs en temps réel pour suivre l’engagement et la portée.
- Outre l’interface destinée au public, développer un système de suivi en arrière-plan pour analyser l’adoption de la plateforme, le comportement des utilisateurs et les schémas d’engagement, ventilés par sexe, âge, zone géographique et type d’utilisateur (par exemple, coopérative, MPME, agriculteur individuel).
- Renforcer les capacités d’au moins 4 000 utilisatrices au cours des 22 premiers mois et former 14 MPME dirigées par des femmes, afin de faciliter l’intégration, l’utilisation, la collecte de retours d’expérience, l’apprentissage entre pairs et l’adoption de la plateforme.
- Assurer l’interopérabilité avec les sources d’informations météorologiques nationales et régionales, les systèmes des partenaires concernés et les exigences du projet en matière de suivi et d’évaluation.
- Garantir l’inclusion de genre en développant des interfaces et des contenus adaptés aux femmes rurales, en intégrant le français et les langues locales, ainsi que des formats audio, visuels et SMS/USSD, et en optimisant l’utilisation des données dans les zones à connectivité limitée.
Périmètre géographique : le Bénin et le Burkina Faso, avec une adaptation locale des contenus et des services pendant la phase de lancement.
4.2 Engagements du prestataire sélectionné.
- Collaborer avec l’AECF pour finaliser les étapes contractuelles, les indicateurs clés de performance (KPI), les exigences en matière de rapports et le plan de mise en œuvre avant la signature du contrat.
- Partager les données et les informations de performance nécessaires au suivi, aux rapports et à l’audit du projet, dans le respect des exigences de confidentialité et de protection des données.
- Collecter, analyser et partager les enseignements tirés avec l’AECF et contribuer aux produits d’apprentissage du projet lorsque cela est demandé.
- Rédiger les rapports de lancement, pilotes, trimestriels, intermédiaires et finaux conformément au calendrier convenu.
- Participer aux bilans annuels et aux processus de coordination des projets de l’AECF et de l’ONUDI.
- Veiller à ce que les données techniques, financières et de gestion soient disponibles pour un audit sur demande.
5.0 Durée du contrat
Durée du contrat : 22 mois, prévue d’octobre 2026 à juillet 2028, sous réserve des délais définitifs de passation du contrat.
Le calendrier de mise en œuvre est structuré en cinq phases décrites à la section 3.2. Les obligations de maintenance corrective et évolutive peuvent s’étendre au-delà de la période initiale du contrat par le biais d’une prolongation, d’un avenant ou d’un contrat de maintenance distinct convenu avec l’AECF lors de la passation du marché. Les candidats doivent donc fournir un plan clair de maintenance et de transfert, incluant les hypothèses de coûts post-projet.
6.0 Spécifications techniques. – Annexe 1
6.1 Fonctionnalités minimales obligatoires
- Interface « mobile first » compatible avec les smartphones basiques, conception web adaptative et application Android facultative.
- SMS/USSD, notifications push ou tout autre moyen d’accès à faible connectivité pour les alertes et les messages clés.
- Module de prévisions météorologiques géolocalisées et d’alerte précoce utilisant des sources d’informations météorologiques et climatiques fiables, reconnues au niveau national, régional ou international, y compris des prévisions météorologiques en temps réel et saisonnières ainsi que des alertes climatiques pertinentes pour les cultures, les localisations et les modèles économiques.
- Conseils agroclimatiques personnalisés, notamment des calendriers de plantation, des recommandations d’irrigation, des conseils en matière de protection des cultures, des avis sur les cultures résistantes à la sécheresse, des alertes sur les ravageurs, la gestion post-récolte et d’autres conseils pertinents pour l’agriculture de subsistance (CSA).
- Pôle de connaissances sur l’agriculture de subsistance et bibliothèque de contenus multimédias en français et dans les langues locales pertinentes, proposant des ressources sélectionnées sous forme de textes courts, de fichiers audio, de vidéos, d’infographies et d’autres formats adaptés aux personnes peu alphabétisées.
- Des tableaux de bord sur les prix du marché pour les cultures prioritaires, comprenant des informations sur les prix locaux, les acheteurs, les opportunités de marché et des données stratégiques pertinentes pour les MPME et les coopératives dirigées par des femmes.
- Intégration aux systèmes nationaux d’information climatique, tels que les services météorologiques et les réseaux de vulgarisation agricole.
- Localisation de la plateforme en français et dans les langues locales pertinentes pour une large accessibilité.
- Des boucles de rétroaction interactives, comprenant des sondages vocaux, des sondages par SMS, des commentaires intégrés à la plateforme ou d’autres canaux accessibles, afin de recueillir l’expérience des utilisateurs et d’améliorer les fonctionnalités et le contenu de la plateforme.
- Enregistrement des bénéficiaires, intégration des utilisateurs, suivi de l’éligibilité, fonctions de communication et de suivi des activités du projet, y compris des liens vers des solutions de finance inclusive et le suivi des subventions ciblées.
- Tableaux de bord destinés à l’AECF, à l’ONUDI et aux partenaires agréés pour suivre l’adoption, l’utilisation, les informations sur les risques climatiques et les indicateurs de performance des bénéficiaires.
- Fonctionnalité partielle hors ligne, faible consommation de données et synchronisation automatique du contenu mis en cache.
- Mesures de sécurité et de confidentialité, notamment le chiffrement des données en transit et au repos, des contrôles d’accès basés sur les rôles et des procédures de protection des données.
- Collecte et analyse des données de suivi et d’évaluation concernant l’utilisation, l’adoption, la satisfaction, les alertes climatiques, la portée des formations, la portée de la sensibilisation et certains indicateurs de productivité/revenus.
- Système de gestion de contenu (CMS) ou interface administrative équivalente, permettant au personnel désigné par l’AECF d’examiner, de mettre à jour et de publier de manière autonome les modules de formation sur l’agriculture adaptée au changement climatique (CSA) et les contenus associés, sans nécessiter l’intervention d’un prestataire pour les mises à jour de routine du contenu.
6.2 Fonctionnalités souhaitables / éléments supplémentaires
- Fonctionnalité de chatbot vocal ou de serveur vocal interactif (IVR) pour les utilisateurs ayant un faible niveau d’alphabétisation.
- API ouverte pour une intégration future avec les services nationaux, les systèmes des IMF, les systèmes coopératifs, les services météorologiques ou d’autres plateformes partenaires.
- Modules d’éducation financière et liens vers des produits financiers inclusifs.
- Intégration responsable de capteurs IoT, de outils de télédétection ou de suivi des cultures, lorsque cela est faisable et rentable.
- Flux de travail financiers numériques, paiements mobiles ou fonctionnalités de micropaiement, à condition que l’approbation des subventions ou des aides et le pouvoir de décaissement restent hors du contrôle du prestataire.
6.3 Architecture et exigences techniques
- Architecture modulaire (back-end « API-first », microservices ou équivalent).
- Hébergement dans le cloud (région UE/Afrique) ou hybride ; plan de continuité et de sauvegarde.
- Interopérabilité : API REST, formats JSON, authentification OAuth2.
- Évolutivité : capacité à prendre en charge une base d’utilisateurs pouvant atteindre 100 000 sur 3 ans.
- Performances : temps de chargement des pages < 3 secondes en 2G/3G ; optimisation de la taille des paquets de données.
6.4 Accessibilité et expérience utilisateur
- Approche « mobile first », interface simple, navigation par icônes, prise en charge audio.
- Approche multilingue : français + 2 à 3 langues locales par pays (à confirmer au lancement du projet).
- Mode hors ligne : mise en cache des contenus essentiels et synchronisation automatique.
6.5 Sécurité, confidentialité et gouvernance des données
- Conformité aux lois locales en matière de protection des données ; politique de confidentialité claire.
- Chiffrement TLS 1.2+ ; chiffrement des données au repos ; gestion des clés.
- Contrôles d’accès RBAC (basés sur les rôles) pour les IMF, les coopératives et les administrateurs.
- Gestion des incidents et plan de sauvegarde des données.
6.6 Gouvernance du contenu et validation technique
Avant le lancement, la conception de la plateforme, la rédaction, le contenu CSA, les supports de formation et les stratégies de communication doivent être examinés par des experts en égalité des sexes et en inclusion numérique, à l’aide d’une liste de contrôle conforme aux normes de l’ONUDI en matière d’intégration de la dimension de genre.
- Tous les contenus relatifs à la CSA, au climat, à l’agroclimat, aux marchés et à l’éducation financière doivent être validés sur le plan technique par l’AECF et les partenaires techniques concernés avant leur publication.
- Les avis météorologiques et climatiques doivent s’appuyer sur des sources d’information crédibles, reconnues au niveau national, régional ou international, et doivent être coordonnés avec les services météorologiques nationaux concernés lorsque cela est possible.
- Le contenu doit être adapté par pays, zone agroécologique, culture/chaîne de valeur, type d’utilisateur et niveau d’alphabétisation, dans la mesure du possible.
- Les mises à jour du contenu, le contrôle des versions et les procédures d’approbation éditoriale doivent être documentés et inclus dans le manuel opérationnel.
- Le manuel opérationnel doit définir clairement les rôles respectifs de l’AECF et du prestataire dans le processus de mise à jour du contenu, y compris les modifications que l’AECF peut effectuer de manière autonome via le CMS.
6.7 Exigences opérationnelles et de maintenance
- Niveau de service minimum : disponibilité de 99 %, hors maintenance programmée, sous réserve des limitations de connectivité en milieu rural indépendantes de la volonté du prestataire.
- Délai de réponse du support technique de 24 à 48 heures pour les problèmes courants, avec une réponse plus rapide en cas de pannes critiques ou d’incidents de sécurité.
- Maintenance corrective et évolutive pendant la durée du contrat, avec une option chiffrée pour la poursuite au-delà de la durée initiale.
- Transfert de connaissances, formation technique et documentation destinés à l’AECF et aux équipes locales désignées.
- Service d’assistance ou mécanisme de soutien aux utilisateurs accessible aux partenaires pivots et au personnel désigné du projet.
6.8 Localisation, coordination des parties prenantes et engagement communautaire
- Adaptation aux réalités de la connectivité en milieu rural, y compris l’accès par SMS/USSD ou tout autre moyen équivalent pour les zones dépourvues de smartphones ou d’une connexion Internet fiable.
- Stratégie d’inclusion numérique, pouvant inclure des points d’accès communautaires, des approches de crédit de données, des modèles de partage d’appareils ou d’autres mécanismes lorsque cela est faisable et approuvé par l’AECF.
- Coordination avec l’AECF et les parties prenantes nationales concernées, notamment les ministères chargés de l’agriculture, de l’environnement, de l’économie numérique et de l’égalité des sexes, les services météorologiques nationaux, les réseaux de vulgarisation agricole, les autorités locales, les coopératives, les IMF, les organisations de femmes, les représentants de la jeunesse et les réseaux communautaires.
- Prise en compte des contextes culturels, des normes sociales, des contraintes d’accès à la téléphonie et des dynamiques de genre dans les contenus, les parcours utilisateurs, la sensibilisation des communautés et les modèles de soutien.
6.9 Indicateurs obligatoires de suivi et d’évaluation
- Nombre de femmes formées ou touchées grâce à des outils de formation numériques/hybrides, objectif : au moins 4 000.
- Nombre de MPME dirigées par des femmes formées en tant qu’institutions phares du PC1, objectif : 14.
- Nombre et type de partenaires supplémentaires mobilisés ou intégrés, notamment des coopératives, des IMF, des agents de vulgarisation, des facilitateurs locaux ou d’autres parties prenantes, selon le cas.
- Taux d’adoption active et indicateurs d’utilisation, y compris le nombre d’utilisateurs quotidiens actifs (DAU) et mensuels actifs (MAU) le cas échéant.
- Données d’utilisation de la plateforme ventilées par sexe, âge, zone géographique et type d’utilisateur.
- Nombre d’alertes climatiques émises et, lorsqu’elles peuvent être suivies, mesures prises en réponse.
- Niveau de satisfaction des utilisateurs et retours d’expérience des femmes, des MPME, des coopératives et des IMF.
- Données au niveau des bénéficiaires ou issues d’échantillons avant/après concernant certains indicateurs de productivité, de revenus, de résilience ou d’adoption, lorsque cela est faisable et convenu avec l’AECF.
- Indicateurs relatifs à la formation, à la sensibilisation et à la communication, y compris la portée médiatique, l’analyse des réseaux sociaux et les retours de la communauté.
6.10 Principales dispositions contractuelles
- Propriété intellectuelle : le code source, les API, les contenus produits pour le projet, la documentation de configuration et les données agrégées du projet seront soumis aux conditions de propriété et de licence convenues avec l’AECF/l’ONUDI. Toute exception doit être négociée avant la signature du contrat.
- Accès aux données : l’AECF et l’ONUDI doivent avoir accès aux données agrégées et pertinentes pour le projet, nécessaires au suivi, au reporting, à l’audit, à l’apprentissage et à l’évaluation.
- SLA et maintenance : la disponibilité, le délai de réponse, les mises à jour de sécurité, les corrections de bogues, les fenêtres de maintenance planifiées et les procédures d’escalade seront définis contractuellement.
- Confidentialité et protection des données : obligations de confidentialité, exigences en matière de protection de la vie privée et notification des violations dans les 72 heures suivant la confirmation ou la suspicion d’un incident.
- Conditions de décaissement : les paiements seront subordonnés à la validation des livrables, à la réalisation des jalons de performance et, le cas échéant, à une vérification sur site.
- Résiliation et pénalités : applicables en cas de non-respect des jalons convenus, des exigences de sécurité, des obligations en matière de protection des données ou des niveaux de service.
- L’AECF disposera d’un accès permanent aux référentiels de code source, à la documentation technique et aux fichiers de configuration pendant toute la durée du contrat, et non pas uniquement lors de la remise du projet.
- Un plan d’urgence/de sortie doit être fourni par le prestataire, garantissant la continuité des opérations de la plateforme et l’accès aux données en cas de résiliation anticipée du contrat ou de retrait du prestataire.
6.11 Secteur(s) d’activité
- Secteurs d’intervention : technologies numériques au service de l’adaptation au changement climatique, agriculture intelligente face au climat, informations agroclimatiques, accès aux marchés et finance inclusive.
- Chaînes de valeur ciblées : chaînes de valeur agricoles dirigées par des femmes et des coopératives au Bénin et au Burkina Faso, y compris la production, la transformation et la commercialisation.
- Bénéficiaires du secteur : les MPME dirigées par des femmes, les coopératives agricoles, les petites agricultrices et les IMF partenaires.
- Nature de l’activité financée : prestation de services pour l’adaptation, la gestion, le déploiement, la formation, la maintenance et la pérennité des infrastructures numériques. La mission ne concerne pas la production agricole directe et ne transfère pas le pouvoir d’approbation des subventions au contractant.
6.12 Impact socio-économique attendu
- Renforcement de la résilience climatique de plus de 4 600 femmes, notamment des micro, petites et moyennes entreprises (MPME), des coopératives et des petites agricultrices au Bénin et au Burkina Faso.
- Au moins 4 000 femmes formées ou touchées par des formations à l’utilisation de plateformes numériques et hybrides dans un délai de 22 mois.
- Au moins 14 MPME dirigées par des femmes formées en tant qu’institutions phares du PC1 pour soutenir l’adoption locale, l’instauration de la confiance, la diffusion et le retour d’information.
- Amélioration de l’accès aux informations météorologiques, climatiques, commerciales, relatives à l’agriculture adaptée au changement climatique (CSA) et financières pour les entreprises dirigées par des femmes et les utilisatrices rurales.
- Amélioration de la prise de décision agricole, de la productivité et de la stabilité des revenus chez les bénéficiaires, mesurée à l’aide de méthodes convenues avant/après ou basées sur des échantillons lorsque cela est possible.
- Réduction des obstacles à l’accès aux informations climatiques et aux pratiques d’agriculture adaptée au changement climatique (CSA).
- Renforcement des capacités institutionnelles des coopératives et des IMF pour soutenir la gestion des risques climatiques et la prestation de services tenant compte des questions de genre.
7.0 Critères d’éligibilité
- Bonne compréhension du contexte socio-économique, culturel et linguistique des deux pays.
- Au moins cinq ans d’expérience dans la conception, l’adaptation, la gestion ou le déploiement de plateformes numériques.
- Au moins deux plateformes numériques similaires actuellement opérationnelles, accompagnées de preuves tangibles telles que des rapports techniques, des certificats officiels, des liens actifs, des évaluations indépendantes ou des références clients.
- Expérience avérée dans les domaines de l’agriculture, de l’information climatique, de l’adaptation au changement climatique, de l’information sur les marchés, de la finance inclusive, des technologies financières, de la vulgarisation numérique ou dans des secteurs connexes.
- Connaissance approfondie de la connectivité rurale, de la culture numérique, des utilisateurs peu alphabétisés, des dynamiques de genre et des freins à l’adoption par les communautés.
- Une équipe pluridisciplinaire couvrant le développement logiciel, l’expérience utilisateur (UX)/l’interface utilisateur (UI), l’interopérabilité des API, la sécurité des données, la gestion de projets numériques, le suivi et l’évaluation (M&E), l’égalité des sexes et l’inclusion sociale, la formation et l’engagement communautaire.
- Capacité à assurer le développement, les tests, le déploiement, l’hébergement, la maintenance, l’assistance aux utilisateurs et la passation de pouvoir sur plusieurs années.
- Capacité à garantir la sécurité et la conformité des données, notamment le chiffrement, l’anonymisation, la gestion des accès, les audits et la réponse aux incidents.
- Capacité avérée à travailler avec des coopératives, des IMF, des organisations de femmes, des institutions publiques, des services météorologiques ou agricoles nationaux et des autorités locales.
- Capacité à proposer des solutions durables, évolutives et rentables qui restent viables au-delà de la durée du projet.
7.1 Valeur ajoutée
- Capacité à dépasser le nombre minimum d’utilisatrices ou d’institutions phares de micro, petites et moyennes entreprises (MPME) dirigées par des femmes sans compromettre la qualité.
- Fonctionnalités innovantes mais pratiques telles que le serveur vocal interactif (IVR), les API ouvertes (interface de programmation d’applications), les modules d’éducation financière, la télédétection ou les liens avec la finance numérique responsable.
- Partenariats stratégiques avec des opérateurs de télécommunications, des services météorologiques nationaux, des fintechs, des coopératives, des IMF, des services publics de vulgarisation, des organisations de femmes ou des acheteurs.
- Modèle post-projet clair qui génère ou mobilise des ressources pour assurer la poursuite des activités tout en préservant l’accès des femmes rurales à faibles revenus.
- Un plan solide de transfert de compétences pour l’AECF et les équipes techniques locales.
- Une contribution mesurable à l’autonomisation économique des femmes, à la résilience climatique et à la participation inclusive au marché, au-delà des indicateurs de résultats standard.
- Effet de levier financier volontaire ou cofinancement proposé par le candidat, le cas échéant
8.0 Soumission des propositions
- Les fournisseurs éligibles sont invités à soumettre une proposition comprenant les éléments suivants :
- Compréhension des exigences de l’appel à propositions.
- Méthodologie, plan de travail, caractéristiques techniques et valeur ajoutée de la plateforme numérique proposée pour la réalisation de la mission, y compris un déploiement à l’échelle nationale au Bénin et au Burkina Faso.
- Une liste détaillée et des liens ou des vidéos de références indiquant la portée et l’ampleur de missions similaires.
- Des lettres de recommandation signées par deux institutions ou programmes antérieurs.
- Enregistrement et autres documents réglementaires pertinents.
- Les propositions techniques et financières doivent être soumises séparément au format PDF.
- La proposition financière (en dollars américains) doit indiquer clairement le budget alloué aux travaux que le prestataire de services réalisera dans le cadre de la mission décrite ci-dessus.
- Les propositions techniques et financières doivent être soumises sous forme de documents distincts.
9.0 Critères d’évaluation
CRITÈRES D’ÉVALUATION OBLIGATOIRES.
- Exigences obligatoires pour les entreprises : –
- Profil de l’entreprise.
- Licence commerciale, acte constitutif ou certificat d’enregistrement, ainsi que tout autre document réglementaire.
- Certificat de conformité fiscale en cours de validité ou document équivalent. (Applicable aux entreprises).
- Passeport ou carte d’identité nationale du consultant principal.
N.B. : LE NON-RESPECT DES EXIGENCES CI-DESSUS ENTRAÎNERA UNE DISQUALIFICATION AUTOMATIQU
- Un comité d’évaluation sera constitué par l’AECF et pourra inclure des employés des entreprises devant bénéficier d’un soutien. Tous les membres seront soumis aux mêmes normes de confidentialité. Le « Venture Builder » doit s’assurer de répondre pleinement à tous les critères afin d’être évalué de manière exhaustive.
L’AECF peut demander et obtenir des éclaircissements de la part de tout consultant lors de l’évaluation d’une proposition. Le comité d’évaluation peut inviter tout ou partie des consultants à se présenter devant lui afin de clarifier leurs propositions. Dans ce cas, le comité d’évaluation peut prendre en compte ces éclaircissements lors de l’évaluation des propositions.
Lors de la sélection finale du soumissionnaire retenu, la qualité technique de la proposition se verra attribuer une pondération de 80 % sur la base des critères d’évaluation. Seules les offres financières des soumissionnaires retenus sur le plan technique seront ouvertes. L’offre financière se verra attribuer une pondération de 20 % et les propositions seront classées en fonction du total des points obtenus.
Les critères obligatoires et souhaitables sur la base desquels les propositions seront évaluées sont présentés dans le tableau ci-dessous.
| N° | CRITÈRES D’ÉVALUATION | Pondération pour l’attribution du marché | |
| PROPOSITION TECHNIQUE | 80 | ||
| Compréhension du cahier des charges | |||
| 1 | Solution technique et fonctionnalités de la plateforme : pertinence, robustesse, ergonomie, conception axée sur le mobile, fonctionnalités en cas de faible connectivité, intégration des données et adéquation avec les objectifs du projet | 10 | |
| 2 | Conception tenant compte des questions de genre et accessibilité en milieu rural : compréhension des utilisatrices en milieu rural, des langues locales, du faible niveau d’alphabétisation, des inégalités numériques entre les sexes, d’une expérience utilisateur inclusive et de l’approche de pré-test. | 10 | |
| Méthodologie et plan de travail | |||
| 3 | Un plan de travail et un calendrier réalistes et structurés, avec des livrables et des étapes clés clairs, alignés sur les objectifs. | 05 | |
| Qualifications et expérience | |||
| 4 | Expérience, antécédents opérationnels, contacts locaux et connaissance du pays : plateformes pertinentes développées/adaptées, déploiements en cours, références, preuves de performance et expérience dans le secteur. | 15 | |
| 5 | Durabilité et modèle d’exploitation post-projet : modèle d’exploitation post-projet crédible, plan de coûts, options de monétisation ou d’hébergement, transfert de compétences et dispositions en matière de maintenance | 15 | |
| 6 | Stratégie de formation, d’intégration et d’adoption : capacité à former 14 micro, petites et moyennes entreprises (MPME) dirigées par des femmes et à accompagner 4 000 utilisatrices, stratégie de sensibilisation, mécanismes de soutien et boucles de rétroaction. | 15 | |
| 7 | Soumission de tous les documents requis en matière d’enregistrement, de certification et de conformité réglementaire, accompagnés d’au moins trois (3) lettres de référence signées pour des missions similaires | 10 | |
| PROPOSITION FINANCIÈRE :
Clarté, exhaustivité et réalisme de la proposition financière, y compris le niveau d’effort, le rapport coût-efficacité et le rapport qualité-prix pour la production vidéo de base (taxes applicables, frais de déplacement et frais remboursables compris, le cas échéant). |
20 | ||
|
Note totale |
100 | ||
10.0 Proposition financière
- Les coûts éligibles peuvent inclure l’adaptation ou le développement de la plateforme, l’hébergement, l’intégration d’API, la localisation du contenu, les tests utilisateurs, la formation des utilisateurs et des partenaires, la communication et la sensibilisation, les mesures d’inclusion numérique et la maintenance pendant la durée du contrat.
- Le premier versement ne peut dépasser 30 % du montant total du contrat. Les paiements ultérieurs seront subordonnés à la validation des livrables, à la réalisation des jalons convenus et à une vérification sur place ou à distance, selon les besoins.
- Les candidats doivent soumettre leur proposition financière en dollars américains (USD). Les paiements seront effectués en dollars américains (USD), conformément au calendrier de paiement défini lors de la signature du contrat.
11.0 Candidature
L’AECF est un employeur garantissant l’égalité des chances. L’AECF évalue tous les candidats intéressés sur la base du mérite, sans distinction de race, de sexe, de couleur de peau, d’origine nationale, de religion, d’orientation sexuelle, d’âge, de situation matrimoniale, de statut d’ancien combattant, de handicap ou de toute autre caractéristique protégée par la législation applicable.
- Toute question doit être envoyée à l’adresse e-mail dédiée aux marchés publics :aecfprocurement@aecfafrica.org avant le 18 septembre 2026, à 17 h 00 (heure d’Afrique de l’Est). L’objet de l’e-mail doit être : « CLARIFICATION : Women ADAPT – Prestataire de services de plateforme numérique ».
- Les entreprises ou consortiums intéressés sont priés d’assister à la RÉUNION PRÉALABLE À L’APPEL D’OFFRES OBLIGATOIRE prévue le 21 septembre 2026, à partir de midi (heure d’Afrique de l’Est), via ce lien : https://zoom.us/meeting/register/aIl5hFY3QtCVSBazyOR_yQ
- Les soumissionnaires qui se sont inscrits et ont assisté à la réunion d’information obligatoire préalable à l’appel d’offres sont priés de soumettre leurs propositions techniques et financières via le portail des marchés publics https://procurement.aecfafrica.org/ avant le 2 octobre 2026, à 17 h 00 (heure d’Afrique de l’Est).
12.0 Avertissement
L’AECF est un employeur garantissant l’égalité des chances. L’AECF évalue tous les candidats intéressés sur la base du mérite, sans distinction de race, de sexe, de couleur de peau, d’origine nationale, de religion, d’orientation sexuelle, d’âge, de situation matrimoniale, de statut d’ancien combattant, de handicap ou de toute autre caractéristique protégée par la législation en vigueur.
L’AECF ne perçoit aucun frais de candidature pour la participation à l’appel d’offres et n’a désigné aucun agent ni intermédiaire pour faciliter les candidatures. Les candidats sont invités à contacter directement le service des marchés publics de l’AECF.
About AECF
About us
The AECF (Africa Enterprise Challenge Fund) is a development institution that finances early and growth-stage businesses to innovate, create jobs, and leverage investments and markets to create resilience and sustainable incomes in rural and marginalized communities in Africa.
Since 2008, we have invested over US$ 300 million in over 510 businesses across sub-Sahara Africa focusing on Agribusiness, Renewable Energy, and Climate-smart Technologies. We have impacted more than 33 million lives, created over 35,000 jobs, and leveraged over US$ 838 million in matching funds to our portfolio companies.
AECF is headquartered in Kenya, with offices in Côte d’Ivoire, Tanzania, Nigeria, South Sudan, Benin, and Somalia.