Termes de Référence- Services de Conseil pour L’élaboration, la Validation et la Mise en œuvre de Formations en Agriculture Intelligente Face au Climat, en Gestion des Risques Climatiques et en Éducation Financière au Bénin et au Burkina Faso
1. À Propos de Africa Enterprise Challenge Fund (AECF)
L’AECF, LLC (Africa Enterprise Challenge Fund) est une organisation de développement à but non lucratif de premier plan qui soutient les entreprises innovantes des secteurs de l’agro-industrie et des énergies renouvelables, afin de réduire la pauvreté rurale, de favoriser des communautés résilientes face au climat et de créer des emplois.
Nous mobilisons le secteur privé en repérant et en commercialisant de nouvelles idées, de nouveaux modèles économiques et de nouvelles technologies, conçus pour accroître la productivité agricole, améliorer les revenus des agriculteurs, élargir l’accès à l’énergie propre, réduire les émissions de gaz à effet de serre et renforcer la résilience face aux effets du changement climatique. Nous finançons des entreprises à haut risque qui peinent à accéder aux financements commerciaux ; nous nous engageons à intervenir sur des marchés frontières, dans des contextes fragiles et des économies à haut risque, où peu d’institutions financières classiques s’aventurent. Nous accordons également une attention particulière aux plus vulnérables, notamment les femmes, les jeunes et les personnes vivant dans des contextes fragiles.
À ce jour, nous avons soutenu plus de 698 entreprises dans 26 pays d’Afrique subsaharienne, amélioré les conditions de vie de plus de 36 millions de personnes et créé plus de 38 000 emplois directs. L’AECF a son siège au Kenya et dispose de bureaux au Bénin, au Burkina Faso, au Nigeria, en Somalie et en Tanzanie.
2. À Propos de Women ADAPT
Women ADAPT – Favoriser les investissements intelligents face au climat axés sur les femmes grâce à des technologies d’adaptation au changement climatique et à des services de résilience climatique – est un projet de 24 mois financé par le Fonds pour les pays les moins avancés (FPMA) du Fonds pour l’environnement mondial (FEM), mis en œuvre par l’Organisation des Nations Unies pour le développement industriel (ONUDI) et exécuté par l’AECF au Bénin et au Burkina Faso.
Le projet renforce la résilience climatique des entreprises dirigées par des femmes, des coopératives et des petites exploitantes agricoles intervenant dans les chaînes de valeur agricoles, en améliorant leur accès aux technologies intelligentes face au climat, à des services financiers adaptés et à l’information climatique. Il s’articule autour de quatre composantes : l’accès numérique à l’information climatique et aux marchés ; le renforcement des capacités et la production de connaissances en agriculture intelligente face au climat (CSA) ; l’intégration de la gestion des risques climatiques dans les activités des institutions de microfinance (IMF), des coopératives et des micro, petites et moyennes entreprises (MPME) ; et le suivi et l’évaluation stratégique de l’impact.
Women ADAPT s’appuie sur le programme Investing in Women au Bénin et au Burkina Faso (IIW-B&BF) de l’AECF, un programme de six ans consacré à la transformation des rapports de genre et à l’inclusion économique, financé par Affaires mondiales Canada et déjà actif auprès de MPME dirigées par des femmes, de coopératives et d’institutions financières des chaînes de valeur agricoles. Alors qu’IIW-B&BF apporte un financement catalytique et un appui général aux entreprises, Women ADAPT y ajoute le volet de l’adaptation au climat : information climatique numérique, subventions ciblées pour la CSA et intégration des risques climatiques dans les activités des partenaires financiers.
Au titre de la Composante 1, le projet déploie une plateforme numérique dotée d’un centre de ressources sur la CSA et de canaux mobiles (SMS, messages vocaux, application). Les ateliers constituent un point de départ essentiel, mais le projet souhaite aussi que les femmes continuent, après la formation, à recevoir de courts rappels réguliers des messages clés sur la CSA. Les contenus de formation élaborés dans le cadre de la présente mission seront donc intégrés à la plateforme, et le cabinet les concevra de manière à pouvoir les décliner en contenus numériques courts et en messages périodiques.
3. À Propos de la Mission
La présente mission relève de la Composante 2 de Women ADAPT – Renforcement des capacités et production de connaissances en agriculture intelligente face au climat – et doit permettre d’obtenir les Produits 2.1.1 et 2.1.2. Un seul cabinet ou consortium qualifié sera responsable de l’ensemble du cycle de formation: évaluation des besoins et conception du curriculum ; élaboration de modules de formation pratiques et d’outils pour les facilitateurs; validation technique et prétest auprès des utilisatrices; adaptation aux publics peu alphabétisés et aux usages numériques ; et animation, au Bénin et au Burkina Faso, des formations destinées aux bénéficiaires du projet à partir du curriculum élaboré et validé.
Le curriculum doit être pratique, ancré dans les réalités du terrain et adapté aux chaînes de valeur agricoles et aux modèles économiques des entreprises et coopératives IIW participantes, de la production et de l’agrégation jusqu’à la transformation et à l’accès aux marchés. Il doit refléter la diversité des contextes agroécologiques et des risques climatiques du Bénin et du Burkina Faso, et convenir à des publics hétérogènes, des petites exploitantes peu scolarisées aux responsables de coopératives, au personnel des MPME, aux agronomes, aux agents de vulgarisation et aux agents des IMF.
À titre indicatif, les chaînes de valeur concernées comprennent le karité, le riz, le manioc, le soja, la volaille et l’ananas, parmi d’autres représentées dans le portefeuille IIW. L’AECF communiquera au démarrage la liste définitive des entreprises et coopératives participantes, des localités et des chaînes de valeur prioritaires. Le cabinet s’appuiera sur ces informations, ainsi que sur une évaluation rapide des besoins de formation et des risques climatiques, pour adapter les modules et les exemples pratiques à chaque pays, zone géographique, chaîne de valeur et profil de participant.
Le curriculum servira de base à au moins huit ateliers de renforcement des capacités et à la formation d’au moins 500 participants directs au titre du Produit 2.1.2. Ces participants directs sont à distinguer des femmes, plus nombreuses, appelées à bénéficier du projet par le biais de l’approche de démultiplication (formation en cascade), des institutions participantes et de la plateforme numérique. L’achèvement du curriculum de base et sa validation par l’AECF conditionnent le lancement de la formation à grande échelle.
Objectif général: renforcer les capacités des MPME dirigées par des femmes, des coopératives, des petites exploitantes agricoles et des institutions qui les accompagnent à comprendre les risques climatiques, à adopter et à promouvoir des pratiques et technologies d’agriculture intelligente face au climat adaptées à leur contexte, à prendre des décisions financières et commerciales éclairées et à intégrer la résilience climatique dans leurs activités et leurs choix d’investissement.
Objectifs spécifiques :
- Élaborer et valider un curriculum de formation modulaire, sensible au genre et directement utilisable sur le terrain, couvrant le changement climatique et les risques climatiques, les pratiques et technologies de CSA adaptées au contexte local, la planification tenant compte du climat, l’éducation financière et la résilience des entreprises, ainsi que les sauvegardes environnementales et sociales pertinentes.
- Produire des guides du facilitateur, des supports pour les participants, des outils pratiques, des études de cas, des supports visuels et des instruments d’évaluation en français et dans au moins une langue locale pertinente par pays, conçus pour des publics peu alphabétisés et réutilisables par l’AECF, les services de vulgarisation et les institutions participantes.
- Animer au moins huit ateliers intensifs de renforcement des capacités (au moins quatre par pays) sur la base du curriculum validé, touchant au total au moins 500 participants directs, dont au moins 50 % de femmes et au moins 20 % de jeunes, et mettre en place un mécanisme pratique de démultiplication pour diffuser les messages clés au-delà des participants directs aux ateliers.
- Proposer et mettre en œuvre un plan de pérennisation et de transfert afin que le curriculum continue d’être utilisé après la fin du projet.
4. Étendue de la Mission
La mission se déroule en deux étapes successives :
- L’étape 1 porte sur l’élaboration et la validation technique du curriculum CSA.
- L’étape 2 porte sur la mise en œuvre de la formation auprès des bénéficiaires à partir de ce curriculum validé.
Le cabinet retenu au titre des présents TdR est responsable des deux étapes.
4.1. Bénéficiaires et participants ciblés
Les participants seront principalement issus des MPME dirigées par des femmes, des coopératives et des petites exploitantes agricoles déjà accompagnées par le programme Investing in Women au Bénin et au Burkina Faso (IIW-B&BF) de l’AECF, ainsi que des agronomes, agents de vulgarisation et agents d’IMF qui appuient directement ces partenaires IIW. L’AECF confirmera, en concertation avec le cabinet, les institutions bénéficiaires, les listes de participants et les localités.
Participants principaux : propriétaires ou gérantes de MPME dirigées par des femmes et membres concernés de leur personnel, responsables de coopératives, productrices pilotes et petites exploitantes agricoles liées aux entreprises et coopératives IIW participantes, dans les chaînes de valeur agricoles ciblées.
Participants secondaires: agronomes, agents de vulgarisation et agents des IMF locales participantes ou concernées qui fournissent des services techniques ou financiers aux entreprises, coopératives et productrices IIW ciblées.
Les ateliers seront organisés dans des pôles ruraux accessibles, desservant les groupes de bénéficiaires IIW participants et, dans la mesure du possible, dans des zones agroécologiques exposées à des aléas climatiques importants.
Les lieux seront arrêtés avec l’AECF en fonction de la répartition géographique des partenaires IIW, de la vulnérabilité climatique, de l’accessibilité et du rapport coût-efficacité. Le cabinet n’a pas à recruter de bénéficiaires en dehors du groupe cible Women ADAPT/IIW dans le seul but d’atteindre les effectifs prévus.
4.2. Principaux Livrables et Jalons
| Phase | Calendrier indicatif | Principaux livrables |
| 1. Démarrage, évaluation des besoins et validation du périmètre | Mois 1 (rapport de démarrage dans les deux semaines suivant la signature du contrat) | Rapport de démarrage comprenant la méthodologie affinée et le plan de travail ; cartographie des parties prenantes et des bénéficiaires ; évaluation rapide des besoins de formation et des risques climatiques ; confirmation des chaînes de valeur prioritaires, des localités et des profils de participants ; architecture détaillée du curriculum ; approche proposée pour la validation, le prétest, la formation et la démultiplication ; grandes lignes du plan de pérennisation et de transfert. |
| 2. Élaboration du curriculum et du dispositif de formation | Mois 1 et 2 | Projet de curriculum modulaire et dispositif de formation complet en français : guides du facilitateur, supports des participants, présentations, exercices pratiques, études de cas, supports visuels, outils d’évaluation avant et après la formation, modèles de plans d’action, contenus d’éducation financière et de résilience des entreprises, et contenus sur les sauvegardes environnementales et sociales. Supports différenciés, si nécessaire, selon le public, la chaîne de valeur et le contexte national. |
| 3. Validation technique, prétest, traduction et adaptation numérique | Mois 3 | Revue technique avec des experts nationaux désignés (CSA, vulgarisation, genre) ; prétest documenté auprès d’utilisatrices représentatives ; curriculum de base révisé et validé par l’AECF ; rapport de validation technique ; versions en langues locales de l’ensemble des supports, traduites par le cabinet et relues par un locuteur natif connaissant l’agriculture ; fichiers sources modifiables et glossaire ; micro-contenus numériques pour chaque module et banque de messages concis sur la CSA et le climat, adaptés au centre de ressources Women ADAPT et aux canaux SMS et vocaux. |
| 4. Premier cycle de formation et bilan des enseignements | Mois 3 à 5 | Quatre ateliers animés (deux par pays), visant environ 250 participants directs ; évaluations avant et après la formation et fiches des participants complétées ; relais identifiés et équipés ; retours immédiats des participants recueillis ; courte note de capitalisation présentant les ajustements nécessaires du curriculum ou de l’animation. |
| 5. Second cycle de formation et consolidation | Mois 6 à 9 | Au moins quatre ateliers supplémentaires animés (au moins deux par pays), portant le total à au moins huit ateliers et 500 participants directs ; supports révisés à la lumière du premier cycle ; démultiplication accompagnée et portée comptabilisée séparément ; résultats consolidés de la formation et rapport de capitalisation. |
| 6. Appui post-formation, finalisation et transfert | Mois 10 à 13 | Curriculum définitif et dispositif de formation réutilisable ; supports de remise à niveau et kits destinés aux relais ; banque de contenus numériques finalisée ; mécanisme convenu d’appui et de retours des participants après la formation ; base de données finale des participants directs et de la portée de la démultiplication ; rapport final de la mission présentant les acquis de connaissances, l’analyse sous l’angle du genre et des jeunes, les enseignements et les recommandations ; plan définitif de pérennisation et de transfert, convenu avec l’AECF et les institutions dépositaires, et transfert effectué. |
4.3. Exigences relatives à l’élaboration du curriculum (étape 1)
| Domaine | Exigence minimale |
| Contenu du curriculum | Un curriculum modulaire articulé autour des thèmes suivants : (i) changement climatique, aléas locaux et sensibilisation aux risques climatiques ; (ii) évaluation des risques climatiques et planification tenant compte du climat ; (iii) pratiques et technologies de CSA adaptées au contexte local, de la production à la transformation en passant par la gestion post-récolte ; (iv) gestion des sols, de l’eau et des ressources naturelles ; (v) information climatique et utilisation des prévisions et avis agrométéorologiques ; (vi) éducation financière et résilience des entreprises ; (vii) accès au financement et décisions d’investissement en CSA ; (viii) genre et inclusion sociale ; (ix) sauvegardes environnementales et sociales ; (x) élaboration concrète de plans d’action de résilience. Les modules doivent être adaptés aux chaînes de valeur et aux contextes agroécologiques concernés, et structurés de façon à pouvoir être réutilisés par l’AECF et les institutions partenaires. |
| Supports de formation | Un dispositif de formation complet et réutilisable : guide du facilitateur, cahier ou fiches du participant, présentations, aide-mémoire illustrés, démonstrations pratiques, études de cas tirées du contexte local, exercices et jeux de rôle, programmes d’atelier, évaluations des connaissances avant et après la formation, outils de recueil des retours des participants et modèles de plans d’action individuels et institutionnels. Pour chaque module, les supports doivent préciser clairement les objectifs d’apprentissage, la durée recommandée, la méthode d’animation et le matériel nécessaire. |
| Modules d’éducation financière et de gestion d’entreprise | Des contenus pratiques destinés aux entrepreneures, aux responsables de coopératives et aux petites exploitantes agricoles, portant notamment sur la séparation des finances du ménage et de l’activité le cas échéant, la tenue de registres, la budgétisation, la gestion de trésorerie, l’épargne, l’emprunt responsable, l’analyse coûts-avantages des investissements en CSA, la compréhension des produits financiers, la planification des investissements, la diversification, l’accès aux marchés et la continuité et la résilience de l’activité. Les contenus destinés aux agents des IMF doivent les aider à comprendre les besoins de financement, la saisonnalité et les risques climatiques des chaînes de valeur ciblées. |
| Lignes directrices pour les facilitateurs | Des orientations sensibles au genre et fondées sur les principes de la formation des adultes, adaptées à des publics hétérogènes : techniques d’animation auprès de publics peu alphabétisés, gestion de niveaux techniques différents, participation inclusive, animation en langues locales, cadre d’apprentissage sûr, prise en compte des contraintes de temps et de charge de travail, démonstrations pratiques et consignation des questions et des retours des participants. |
| Langues et formats | Les supports de référence seront rédigés dans un français clair et accessible.
Le cabinet traduira l’ensemble des supports, y compris les contenus numériques et les messages clés sur la CSA, dans au moins une langue locale pertinente par pays, choisie avec l’AECF en fonction des lieux des ateliers, et fera relire les traductions par un locuteur natif connaissant l’agriculture. Les fichiers sources modifiables et un glossaire des principaux termes techniques seront remis à l’AECF. L’animation doit se faire en langues locales lorsque cela est nécessaire. Les formats visuels et audio sont à privilégier pour les utilisatrices les plus difficiles à atteindre et les publics peu alphabétisés. |
| Intégration à la plateforme numérique | Le curriculum doit être conçu pour un usage hybride avec la plateforme numérique de la Composante 1. Pour chaque module, le cabinet produira des contenus d’apprentissage numériques concis et une banque de messages et de rappels pratiques qui seront intégrés au centre de ressources CSA et diffusés périodiquement par SMS et messages vocaux via la plateforme.
Le cabinet se coordonnera avec l’AECF et le prestataire de la plateforme sur la structure des contenus, les formats de fichiers, la longueur et les métadonnées ; le développement logiciel de la plateforme ne relève pas de la présente mission. |
| Mise en page et conception graphique | Une mise en page professionnelle, accessible et homogène des manuels, fiches et supports visuels, adaptée à l’impression, à la consultation sur mobile et sur écran, et aux publics ruraux peu alphabétisés. L’ensemble des fichiers sources modifiables et des fichiers de production définitifs sera remis à l’AECF. |
| Validation technique | Le cabinet animera un processus structuré de validation technique avec les experts et parties prenantes désignés par l’AECF, consignera l’ensemble des commentaires de fond et des réponses apportées dans une matrice de revue, révisera les supports et obtiendra l’approbation écrite de l’AECF avant le lancement de la formation à grande échelle. |
| Prétest | Avant le lancement à grande échelle, des modules et supports représentatifs seront testés auprès d’un petit échantillon d’utilisatrices visées et, si utile, d’acteurs d’accompagnement. Le cabinet évaluera la compréhension, la pertinence, la longueur, la langue, la facilité d’utilisation et les méthodes d’animation, documentera les constats et révisera le dispositif en conséquence. |
4.4. Exigences relatives à la mise en œuvre de la formation (étape 2)
| Domaine | Exigence minimale |
| Organisation des ateliers | Le cabinet préparera des plans de séance détaillés et coordonnera la logistique des ateliers avec l’AECF, notamment les lieux et dates proposés, la composition des groupes et les conditions d’accessibilité. L’AECF confirmera les participants. Le cabinet appuiera la mobilisation et la coordination logistique, les frais remboursables de salle, de prise en charge des participants et de déplacement approuvés étant traités conformément à la section 10. Le cabinet est pleinement responsable de l’animation technique, des supports, des exercices, des évaluations et de la documentation de la formation. |
| Couverture des ateliers | Au total, au moins huit ateliers de renforcement des capacités de deux jours chacun, dont au moins quatre au Bénin et quatre au Burkina Faso, organisés dans des pôles accessibles desservant les groupes de bénéficiaires IIW/Women ADAPT participants. Les lieux et la répartition définitifs seront approuvés par l’AECF. |
| Participants | Au moins 500 participants directs au total (à titre indicatif, 250 par pays), issus des groupes de bénéficiaires et d’institutions d’accompagnement Women ADAPT/IIW définis. Au moins 50 % des participants directs doivent être des femmes et au moins 20 % doivent être des jeunes, selon la définition des jeunes retenue par le projet. L’AECF approuvera les listes de participants et tout ajustement justifié de la répartition entre pays. |
| Démultiplication (formation en cascade) | Le cabinet concevra un mécanisme de démultiplication simple et pratique pour diffuser les messages clés au-delà des participants directs, sans compter les personnes touchées par la démultiplication parmi les participants directs aux ateliers. Des responsables de coopératives, des productrices pilotes, des employés d’entreprises et des agents de vulgarisation sélectionnés seront préparés à jouer le rôle de relais et dotés de kits illustrés d’animation et de remise à niveau ainsi que d’un outil de suivi simple. Le cabinet assurera la formation initiale des relais, définira des normes minimales de qualité et consolidera la portée de la démultiplication déclarée par les relais. Les activités de démultiplication s’appuieront sur les réunions et canaux de sensibilisation existants afin de limiter les coûts supplémentaires. |
| Format des ateliers | Chaque atelier durera en principe deux journées complètes et alternera de courts apports techniques avec des démonstrations, des exercices de groupe, l’apprentissage entre pairs, des jeux de rôle, des études de cas et l’élaboration de plans d’action par les participants. Le cabinet pourra recommander des sessions différenciées ou des sous-groupes lorsque les profils ou les niveaux techniques des participants le justifient, tout en respectant les cibles convenues en nombre d’ateliers et de participants. |
| Contenu principal | La formation s’appuiera sur le curriculum validé et mettra l’accent sur : les options pratiques de CSA adaptées aux systèmes locaux de production et de transformation ; les aléas climatiques et la gestion des risques ; l’utilisation de l’information climatique ; l’intégration des risques climatiques dans la planification des exploitations, des coopératives et des entreprises ; les stratégies commerciales et de marché résilientes ; l’éducation financière et le financement des investissements en CSA ; les sauvegardes environnementales et sociales ; et l’utilisation de l’outil Excel d’évaluation des risques climatiques élaboré au titre de la Composante 3. Les contenus seront adaptés à chaque groupe de participants plutôt que dispensés à l’identique à tous les publics. |
| Évaluation | Une évaluation homogène des connaissances et des compétences sera administrée aux participants directs avant et après la formation, complétée par les retours des participants et les observations des facilitateurs. Le cabinet analysera l’évolution globale des connaissances et repérera les thèmes à renforcer. Les outils d’évaluation doivent être adaptés aux niveaux d’alphabétisation. |
| Fiches des participants | Des feuilles de présence et fiches des participants complètes, établies à partir des modèles approuvés par l’AECF et ventilées au minimum par sexe, âge ou statut de jeune, pays, type d’institution ou de bénéficiaire, localité et atelier. Les fiches doivent distinguer les participants directs des personnes touchées ultérieurement par la démultiplication. |
| Accessibilité | Les méthodes et supports de formation doivent tenir compte des différents niveaux d’alphabétisation, des besoins linguistiques et des contraintes pratiques qui pèsent sur la participation des femmes. Les supports seront disponibles en version imprimée et numérique, en français et dans les langues locales concernées, traduits par le cabinet. |
| Appui post-formation | Le cabinet mettra en place des mécanismes pratiques de renforcement des acquis, notamment des supports de remise à niveau pour les relais, des rappels numériques, un canal de questions techniques et de retours pendant la mission, ainsi que des orientations à l’intention de l’AECF et des institutions partenaires pour la poursuite de l’utilisation du curriculum après le transfert. |
| Pérennisation et transfert | Le cabinet proposera un plan de pérennisation et de transfert précisant : les institutions qui conserveront et utiliseront les modules de formation après le projet (par exemple services de vulgarisation, instituts de formation, unions de coopératives, IMF, organisations de femmes), les raisons pour lesquelles elles en sont les dépositaires appropriés, les conditions (propriété, licence, mise à jour) et les modalités du transfert (formation de formateurs, remise des fichiers sources, période d’accompagnement). Les grandes lignes du plan sont présentées au démarrage, discutées avec les parties prenantes pendant les cycles de formation, puis finalisées et mises en œuvre lors de la phase 6. |
4.5. Indicateurs
Les indicateurs suivants serviront à évaluer l’exécution de la mission.
Étape 1 – Élaboration du curriculum (Produit 2.1.1)
Le cabinet livrera les éléments suivants, chacun faisant l’objet d’une validation écrite de l’AECF :
- Un curriculum de formation modulaire sur la CSA, la gestion des risques climatiques et la résilience climatique, destiné aux MPME dirigées par des femmes, aux coopératives et aux petites exploitantes agricoles, avec des orientations différenciées pour les acteurs techniques et financiers qui les accompagnent ;
- La prise en compte des dimensions genre et jeunesse dans l’ensemble du curriculum ;
- Des modules de formation sur l’éducation financière et la résilience des entreprises, adaptés aux entrepreneures rurales, aux responsables de coopératives et aux petites exploitantes agricoles ;
- Des lignes directrices sensibles au genre à l’intention des facilitateurs ;
- Une version numérique de chaque module et une banque de messages clés sur la CSA, mises en ligne, ou prêtes à l’être, sur le centre de ressources CSA de la plateforme numérique Women ADAPT et destinées à être diffusées périodiquement par SMS et messages vocaux via cette plateforme ;
- L’ensemble des supports de formation disponibles en version imprimable et numérique, en français et dans au moins une langue locale pertinente par pays ;
- Un rapport de validation technique établi avec la contribution d’experts nationaux en CSA, des services de vulgarisation et de points focaux genre.
Étape 2 – Mise en œuvre de la formation (Produit 2.1.2)
| Indicateurs | Cible |
| Nombre d’ateliers organisés dans des pôles ruraux et des zones agroécologiques parmi les plus vulnérables aux aléas climatiques | Au moins 8 (au moins 4 par pays) |
| Nombre de participants formés lors des ateliers | Au moins 500 participants directs (à titre indicatif, 250 par pays) ; portée de la démultiplication comptabilisée séparément |
| Proportion de femmes parmi les participants | Au moins 50 % |
| Proportion de jeunes parmi les participants | Au moins 20 % |
Les personnes touchées par la démultiplication sont comptabilisées séparément des participants formés directement.
En outre, le cabinet fournira des évaluations avant et après la formation pour chaque participant, ainsi qu’un rapport de synthèse présentant les enseignements tirés, les retours des participants et des recommandations, y compris sous l’angle du genre et des jeunes. Il remettra également un plan de pérennisation et de transfert validé par l’AECF, ainsi que la preuve du transfert aux institutions identifiées.
4.6. Exigences transversales
Au cours des deux étapes, le cabinet devra :
- Appliquer une approche sensible au genre dans la conception comme dans l’animation, en tenant compte des rôles et des contraintes des femmes dans les chaînes de valeur agricoles, notamment l’accès à la terre et aux actifs productifs, le travail de soins non rémunéré et la charge de travail, les contraintes de mobilité et de temps, ainsi que l’inégalité d’accès au financement, à la technologie, à l’information climatique et à la prise de décision.
- Recourir à des méthodes de formation des adultes et d’apprentissage par l’expérience adaptées à des niveaux d’alphabétisation hétérogènes : langage simple, illustrations, démonstrations, études de cas tirées du contexte local, jeux de rôle, travaux de groupe, apprentissage entre pairs et élaboration de plans d’action concrets. Les notions techniques doivent se traduire en décisions et en pratiques que les participants peuvent appliquer dans les exploitations, les coopératives, les entreprises et les institutions financières.
- S’appuyer sur une connaissance du contexte local du Bénin et du Burkina Faso, y compris de leurs zones agroécologiques respectives.
- Travailler en étroite concertation avec l’AECF tout au long de la mission, notamment pour le choix des langues locales et la programmation des ateliers.
- Respecter dans toutes les activités les politiques de sauvegarde environnementales et sociales du FEM, de l’ONUDI et de l’AECF.
5. Durée et dispositif institutionnel
La mission durera au plus 13 mois à compter de la signature du contrat. Les mois 1 à 3 seront consacrés au démarrage, à l’évaluation des besoins de formation, à l’élaboration du curriculum, à sa validation et au prétest. La formation débutera dès la validation du curriculum de base et se déroulera principalement entre les mois 3 et 9 ; suivront la consolidation, l’appui post-formation, la finalisation des supports numériques et de remise à niveau, et le transfert, jusqu’au mois 13. Les soumissionnaires proposeront un enchaînement des activités et un volume de travail réalistes, cohérents avec le calendrier de mise en œuvre de Women ADAPT.
6. Rapports
Le cabinet rendra compte à l’Unité de gestion du projet (UGP) Women ADAPT de l’AECF, par l’intermédiaire du point focal de la Composante 2 (Portfolio Officer désigné), sous la supervision du Senior Portfolio Officer et de la direction technique compétente de l’AECF. L’AECF coordonnera, le cas échéant, les contributions de l’ONUDI. Des experts nationaux en CSA, les services de vulgarisation, des spécialistes du genre et d’autres parties prenantes désignées participeront à la revue et à la validation techniques. Le cabinet demeure responsable devant l’AECF de la qualité, de la cohérence et de la livraison dans les délais de l’ensemble des produits.
7. Qualifications et expérience du cabinet et de l’équipe
7.1. Expérience du cabinet
Le cabinet devra justifier :
- d’au moins dix (10) ans d’expérience en conception de curricula, en formation agricole ou en éducation des adultes, avec au moins deux missions comparables attestées par des rapports, des références ou des témoignages de clients ;
- d’une expérience avérée dans la conception de contenus de formation en agriculture intelligente face au climat ou en vulgarisation agricole en Afrique de l’Ouest, idéalement au Bénin, au Burkina Faso ou dans des contextes sahéliens comparables ;
- d’une bonne connaissance pratique des chaînes de valeur agricoles concernées, ou de la capacité à mobiliser l’expertise technique qui les couvre ;
- d’une expérience dans la conception de contenus de formation sensibles au genre, idéalement avec des références auprès d’entreprises ou de coopératives dirigées par des femmes ;
- d’une solide maîtrise du français au sein de l’équipe, et d’une pratique d’au moins une langue locale pertinente dans chaque pays (Bénin et Burkina Faso) ;
- de la capacité à livrer, dans les délais fixés par les présents TdR, des supports validés et directement utilisables sur le terrain, y compris en conduisant un processus de validation technique avec des experts nationaux et l’AECF.
7.2. Expérience de l’équipe
La proposition doit comprendre les CV des experts clés suivants :
- Expert technique en agriculture intelligente face au climat: Expérience des technologies et pratiques de CSA, de la gestion des risques climatiques et des contenus de vulgarisation agricole adaptés aux chaînes de valeur ouest-africaines.
- Expert en éducation financière et en développement des entreprises : expérience dans l’élaboration de contenus d’éducation financière, de budgétisation et de planification d’entreprise destinés aux micro et petites entreprises.
- Expert en genre et en formation inclusive : expérience de la conception et de la mise en œuvre de formations sensibles au genre, adaptées aux MPME dirigées par des femmes, aux coopératives et aux petites exploitantes agricoles.
- Spécialiste de la traduction et de l’adaptation en langues locales : expérience de la traduction et de l’adaptation de contenus agricoles techniques dans des langues locales pertinentes du Bénin et du Burkina Faso, sous des formats adaptés aux publics peu alphabétisés.
- Illustrateur-graphiste : expérience de la mise en page, de la mise en forme et de la conception visuelle de manuels et de supports de formation, y compris pour des publics ruraux peu alphabétisés.
- Formateurs principaux / facilitateurs (au moins deux, un par pays) : expérience de l’animation d’ateliers de renforcement des capacités de plusieurs jours auprès de publics mixtes comprenant des MPME dirigées par des femmes, des coopératives, des agronomes et des agents d’institutions de microfinance, selon des méthodes d’animation participatives et sensibles au genre.
7.3. Valeur ajoutée
Les éléments suivants ne sont pas obligatoires, mais seront pris en compte favorablement lors de l’évaluation technique (au titre des critères d, e et f) :
- Des relations établies avec les services nationaux de vulgarisation agricole, les instituts de recherche agricole ou les structures chargées du genre au Bénin ou au Burkina Faso, de nature à accélérer la validation technique du curriculum ;
- Une expérience antérieure d’élaboration de contenus de formation ensuite adoptés ou repris dans des curricula nationaux de vulgarisation, témoignant d’un potentiel d’appropriation institutionnelle au-delà du projet ;
- La capacité démontrée à dépasser d’au moins 20 % les cibles minimales fixées par les présents TdR, attestée par au moins une mission antérieure au cours de laquelle le cabinet a dépassé ses objectifs contractuels sans perte de qualité, références de clients ou rapports d’achèvement à l’appui ;
- Une expérience de l’élaboration d’approches de formation de formateurs permettant aux institutions locales de continuer à dispenser le curriculum après la fin de la mission ;
- Des partenariats proposés avec des institutions de formation locales, des organisations de femmes, des coopératives ou des réseaux de vulgarisation, de nature à élargir la portée et à renforcer l’appropriation locale au Bénin et au Burkina Faso ;
- Une contribution mesurable à l’autonomisation économique des femmes et à la résilience climatique, au-delà des indicateurs de produits standard fixés par les présents TdR.
7.4. Dépôt des propositions
Les consortiums sont admis à soumissionner. Le cabinet chef de file dépose l’ensemble des documents obligatoires ; chaque cabinet membre fournit ses documents d’immatriculation et ses documents fiscaux, et un accord de consortium signé précise le rôle de chacun. Les cabinets qualifiés sont invités à soumettre une proposition comprenant :
- Une présentation de leur compréhension de la mission ;
- La méthodologie et le plan de travail de la mission, couvrant à la fois l’élaboration du curriculum et l’animation des ateliers ;
- Une liste détaillée de références précisant la nature et l’ampleur des missions similaires réalisées au cours des cinq dernières années, de préférence au Bénin et au Burkina Faso ;
- Des lettres de recommandation signées d’au moins trois anciens clients ou partenaires ;
- Les documents d’immatriculation et autres documents légaux pertinents ;
- Les CV de tous les experts clés énumérés à la section 7.2, dont au moins deux formateurs principaux ;
- Des propositions technique et financière déposées séparément, au format PDF ;
- Une proposition financière, en USD, faisant clairement apparaître le coût de chacune des trois lignes budgétaires (A1 élaboration du curriculum ; A2 traduction ; A3 mise en œuvre de la formation et transfert) décrites à la section 10.
N.B. : LE DÉPÔT DES PROPOSITIONS FINANCIÈRE ET TECHNIQUE EN UN SEUL FICHIER ENTRAÎNERA LA DISQUALIFICATION AUTOMATIQUE DU SOUMISSIONNAIRE.
8. Prix
Les paiements au titre du présent contrat seront effectués en dollars des États-Unis (USD). Le régime fiscal du contrat sera précisé lors de la contractualisation ; les soumissionnaires noteront que l’AECF, LLC est domiciliée au Kenya.
9. Critères d’évaluation
Pièces obligatoires pour les cabinets
- Présentation du cabinet.
- Licence d’exploitation, certificat de constitution ou certificat d’immatriculation et autres documents légaux.
- Certificat de conformité fiscale en cours de validité ou document équivalent (pour les cabinets).
- Passeport ou pièce d’identité nationale du chef de mission et de tous les membres de l’équipe proposés.
Les documents ci-dessus doivent être valides à la date de dépôt et pendant toute la durée de la procédure d’appel d’offres.
N.B. : L’ABSENCE OU LA NON-CONFORMITÉ DES PIÈCES CI-DESSUS ENTRAÎNERA LA DISQUALIFICATION AUTOMATIQUE.
Un comité d’évaluation sera constitué par l’AECF et pourra comprendre des membres de son personnel technique et des experts externes. Tous ses membres seront tenus aux mêmes règles de confidentialité. La qualité technique de la proposition compte pour 80 %. Seules les propositions financières des soumissionnaires techniquement qualifiés seront ouvertes et évaluées, pour les 20 % restants.
| Principaux critères d’évaluation | Pondération |
| (i) PROPOSITION TECHNIQUE | 80 |
| a) Compréhension des termes de référence : maîtrise de la mission dans son ensemble, architecture du curriculum proposée, groupes cibles, chaînes de valeur prioritaires, contextes nationaux et agroécologiques, et articulation avec les Composantes 1 et 3 de Women ADAPT. | 10 |
| b) Conception sensible au genre et accessibilité en milieu rural: compréhension des utilisatrices rurales, des langues locales et des contraintes liées à la faible alphabétisation, méthodes d’animation inclusives et approche de prétest auprès des utilisatrices. | 10 |
| c) Méthodologie et plan de travail : qualité et réalisme de l’approche proposée pour l’évaluation des besoins, l’élaboration du curriculum, la validation technique, le prétest, l’animation des ateliers, l’évaluation, la démultiplication, l’adaptation numérique et le transfert, avec un enchaînement, des responsabilités et un contrôle qualité clairement définis. | 10 |
| d) Expérience, références et connaissance des pays : au moins dix ans d’expérience en conception de curricula, en formation agricole ou en éducation des adultes ; expérience avérée dans la conception de contenus de formation en CSA ou en vulgarisation agricole en Afrique de l’Ouest, idéalement au Bénin, au Burkina Faso ou dans des contextes sahéliens comparables ; bonne connaissance pratique des chaînes de valeur agricoles ; au moins deux missions comparables attestées par des rapports, des références ou des témoignages de clients. | 15 |
| e) Composition de l’équipe et pluridisciplinarité: CV de tous les experts clés énumérés à la section 7.2, dont au moins deux formateurs principaux (un par pays) ; l’équipe doit couvrir l’expertise technique en CSA, l’éducation financière et le développement des entreprises, le genre et la formation inclusive, l’adaptation en langues locales et l’assurance qualité, ainsi que la conception graphique. Solide maîtrise du français au sein de l’équipe, et pratique d’au moins une langue locale pertinente dans chaque pays. | 15 |
| f) Mise en œuvre de la formation, mesure des acquis et stratégie d’appropriation: capacité à animer au moins huit ateliers et à former au moins 500 participants directs dans les deux pays ; solidité de la méthode d’animation, segmentation des participants, approche de démultiplication, évaluations avant et après la formation, renforcement numérique, appui post-formation et plan de pérennisation et de transfert. | 15 |
| g) Dépôt de l’ensemble des pièces requises: documents d’immatriculation, certifications et documents légaux, accompagnés d’au moins trois (3) lettres de recommandation signées pour des missions similaires. | 5 |
| (ii) PROPOSITION FINANCIÈRE | 20 |
| Clarté, exhaustivité et réalisme de la proposition financière, y compris le volume de travail, le rapport coût-efficacité et l’optimisation des ressources (taxes applicables, déplacements et frais remboursables compris, le cas échéant). | 20 |
| Note totale | 100 |
10. Proposition financière
La proposition financière distinguera deux catégories de coûts :
(a) Les coûts directs constituant le prix du contrat, présentés en trois lignes budgétaires distinctes :
- Élaboration du curriculum: Démarrage et évaluation des besoins; élaboration du curriculum et des modules; validation technique et prétest; illustration, mise en page et conception graphique; adaptation numérique des modules et banque de messages CSA; coordination avec le prestataire de la plateforme numérique; fichiers sources modifiables et glossaire.
- Traduction: Traduction de l’ensemble des supports et des messages clés sur la CSA dans au moins une langue locale par pays, y compris la relecture par un locuteur natif.
- Mise en œuvre de la formation et transfert: Animation et conduite technique des huit ateliers; évaluations de la formation et analyse des résultats; conception de la démultiplication et kits destinés aux relais; appui post-formation; plan de pérennisation, formation de formateurs et transfert; suivi, rapports et finalisation. Les frais d’impression nécessaires à la formation peuvent être inclus s’ils sont clairement chiffrés.
Chaque ligne indique le volume de travail et les taux unitaires. Le total des lignes A1, A2 et A3 constitue le prix du contrat.
(b) Les frais remboursables, présentés séparément et remboursés par l’AECF au coût réel approuvé, sur pièces justificatives : salles d’atelier et logistique convenue; déplacements et hébergement approuvés au Bénin et au Burkina Faso ; transport et prise en charge approuvés des participants. Les soumissionnaires fourniront des estimations indicatives réalistes de ces frais ainsi que les hypothèses retenues ; ces montants ne seront pas évalués comme des honoraires et ne feront pas partie du prix du contrat, sauf accord contraire lors de la contractualisation.
Le premier décaissement ne peut excéder 30 % du montant total du contrat. Les paiements suivants seront subordonnés à la validation des livrables, à l’atteinte des jalons convenus et, le cas échéant, à une vérification sur place ou à distance.
Les soumissionnaires doivent présenter leur proposition financière en USD. Les paiements seront effectués en USD, selon l’échéancier défini dans le contrat.
11. Modalités de soumission
L’AECF est un employeur qui garantit l’égalité des chances. Elle évalue tous les candidats intéressés sur la base de leur mérite, sans distinction de race, de sexe, de couleur, d’origine nationale, de religion, d’orientation sexuelle, d’âge, de situation matrimoniale, de statut d’ancien combattant, de handicap ou de toute autre caractéristique protégée par la loi applicable.
Toute question doit être adressée à l’adresse électronique dédiée aux achats, aecfprocurement@aecfafrica.org, au plus tard le 30 octobre 2026 à 17 h (heure d’Afrique de l’Est). L’objet du courriel doit être: « CLARIFICATION: Women ADAPT – Prestataire de services pour les formations CSA ».
Les cabinets ou consortiums intéressés sont invités à soumettre leurs propositions technique et financière, en français ou en anglais, sur le portail des achats https://procurement.aecfafrica.org/ au plus tard le 13 novembre 2026 à 17 h (heure d’Afrique de l’Est).
NB: Aucune réunion d’information préalable à l’appel d’offres ne sera organisée. Les réponses aux questions seront publiées sous forme d’addenda sur le portail des achats ou envoyées par courriel au plus tard le 5 novembre 2026.
12. Avertissement
L’AECF se réserve le droit de déterminer la structure de la procédure et le nombre de soumissionnaires présélectionnés, de se retirer de la procédure, de modifier le présent calendrier à tout moment sans préavis, et d’annuler le présent appel d’offres à tout moment, sans préavis et sans obligation d’indemniser ou de rembourser quiconque.
L’AECF ne perçoit aucuns frais de participation à l’appel d’offres et n’a mandaté aucun agent ni intermédiaire pour faciliter les candidatures. Les soumissionnaires sont invités à s’adresser directement au service des achats de l’AECF.
A propos de l'AECF
A propos de nous
L'AECF (Africa Enterprise Challenge Fund) est une institution de développement qui finance des entreprises en phase de démarrage et de croissance afin d'innover, de créer des emplois et de tirer parti des investissements et des marchés pour créer de la résilience et des revenus durables dans les communautés rurales et marginalisées d'Afrique.
Depuis 2008, nous avons investi plus de 300 millions de dollars dans plus de 510 entreprises en Afrique subsaharienne, en nous concentrant sur l'agro-industrie, les énergies renouvelables et les technologies intelligentes en matière de climat. Nous avons eu un impact sur plus de 33 millions de vies, créé plus de 35 000 emplois et mobilisé plus de 838 millions de dollars en fonds de contrepartie pour les entreprises de notre portefeuille.
L'AECF a son siège au Kenya et des bureaux en Côte d'Ivoire, en Tanzanie, au Nigeria, au Sud-Soudan, au Bénin et en Somalie.