Termes de Reference (TdR) – Services de Conseil pour L’élaboration d’outils d’évaluation du Risque Climatique et la Formation des Partenaires de mise en œuvre dans le cadre du Projet Women ADAPT, au Bénin et au Burkina Faso
- À propos de l’Africa Enterprise Challenge Fund (AECF)
L’AECF, LLC (Africa Enterprise Challenge Fund) est une organisation de développement à but non lucratif de premier plan qui soutient les entreprises innovantes des secteurs de l’agro-industrie et des énergies renouvelables, afin de réduire la pauvreté rurale, de favoriser des communautés résilientes face au climat et de créer des emplois.
Nous mobilisons le secteur privé en repérant et en commercialisant de nouvelles idées, de nouveaux modèles économiques et de nouvelles technologies, conçus pour accroître la productivité agricole, améliorer les revenus des agriculteurs, élargir l’accès à l’énergie propre, réduire les émissions de gaz à effet de serre et renforcer la résilience face aux effets du changement climatique. Nous finançons des entreprises à haut risque qui peinent à accéder aux financements commerciaux ; nous nous engageons à intervenir sur des marchés frontières, dans des contextes fragiles et des économies à haut risque, où peu d’institutions financières classiques s’aventurent. Nous accordons également une attention particulière aux plus vulnérables, notamment les femmes, les jeunes et les personnes vivant dans des contextes fragiles.
À ce jour, nous avons soutenu 698 entreprises dans 26 pays d’Afrique subsaharienne, amélioré les conditions de vie de plus de 36 millions de personnes et créé plus de 38 000 emplois directs. L’AECF a son siège au Kenya et dispose de bureaux au Bénin, au Burkina Faso, au Nigeria, en Somalie et en Tanzanie.
2. À propos de Women ADAPT
Women ADAPT – Favoriser les investissements intelligents face au climat axés sur les femmes grâce à des technologies d’adaptation au changement climatique et à des services de résilience climatique – est un projet de 24 mois financé par le Fonds pour les pays les moins avancés (FPMA) du Fonds pour l’environnement mondial (FEM), mis en œuvre par l’Organisation des Nations Unies pour le développement industriel (ONUDI) et exécuté par l’AECF au Bénin et au Burkina Faso.
Le projet renforce la résilience climatique des entreprises dirigées par des femmes, des coopératives et des petites exploitantes agricoles intervenant dans les chaînes de valeur agricoles, en améliorant leur accès aux technologies intelligentes face au climat, à des services financiers adaptés et à l’information climatique. Il s’articule autour de quatre composantes : l’accès numérique à l’information climatique et aux marchés ; le renforcement des capacités et la production de connaissances en agriculture intelligente face au climat (CSA) ; l’intégration de la gestion des risques climatiques dans les activités des institutions de microfinance (IMF), des coopératives et des micro, petites et moyennes entreprises (MPME) ; et le suivi et l’évaluation stratégique de l’impact.
Women ADAPT s’appuie sur le programme Investir dans l’entrepreneuriat féminin pour une économie plus verte au Bénin et au Burkina Faso (IFEV-B&BF) de l’AECF, un programme de six ans consacré à la transformation des rapports de genre et à l’inclusion économique, financé par Affaires mondiales Canada et déjà actif auprès de MPME dirigées par des femmes, de coopératives et d’institutions financières des chaînes de valeur agricoles. Alors qu’IFEV-B&BF apporte un financement catalytique et un appui général aux entreprises, Women ADAPT y ajoute le volet de l’adaptation au climat : information climatique numérique, subventions ciblées pour la CSA et intégration des risques climatiques dans les activités des partenaires financiers.
3. À propos de la mission
La présente mission relève de la Composante 3 de Women ADAPT, l’intégration de la gestion des risques climatiques dans les activités des institutions de microfinance (IMF), des coopératives et des micro, petites et moyennes entreprises (MPME). Elle couvre le Produit 3.1.1, l’élaboration de deux outils Excel d’évaluation du risque climatique, un pour le Bénin et un pour le Burkina Faso, et le volet formation du Produit 3.1.2, la formation de 14 partenaires de mise en œuvre à l’utilisation des outils.
Les outils à élaborer guideront les coopératives et les IMF à travers cinq étapes :
- (i) identifier les aléas climatiques pertinents pour leur zone géographique et leur secteur ;
- (ii) évaluer les vulnérabilités physiques, sociales et financières ;
- (iii) hiérarchiser les risques selon leur gravité et leur probabilité ;
- (iv) cartographier les capacités institutionnelles et les contraintes de prestation de services ; et
- (v) formuler des plans d’action initiaux.
L’outil doit partir des besoins et des capacités de ses utilisateurs et rester simple : l’expérience montre que les outils de risque climatique ne sont utilisés que lorsque des agents ayant des compétences Excel limitées peuvent les remplir seuls. La simplicité et la facilité d’utilisation sont donc des exigences centrales de cette mission.
Dans le cadre de Women ADAPT, l’outil sera développé en une version par pays et utilisé par 14 partenaires de mise en œuvre, à savoir 10 coopératives et 4 IMF (sept par pays). Avec l’appui du Conseiller technique de l’AECF, ces partenaires élaboreront ensuite des plans d’action de réduction des risques climatiques (Produit 3.1.3), qui ne relèvent pas de la présente mission. Le cabinet reste disponible pour répondre aux questions techniques sur l’outil pendant trois mois après l’acceptation du livrable final (D9).
La mission sera attribuée à un cabinet unique, ou à un consortium, couvrant les deux pays. Le cabinet élabore deux outils Excel, un pour le Bénin et un pour le Burkina Faso, construits sur une structure commune, chacun reflétant les réalités climatiques, politiques et institutionnelles nationales. Il mobilise au moins un expert national basé dans chaque pays, qui pilote le travail et la formation dans ce pays. Dans les présents Termes de référence, « l’outil » désigne les outils des deux pays.
Objectif général : doter les coopératives et les IMF du Bénin et du Burkina Faso d’un outil Excel d’évaluation du risque climatique simple, en français, sensible au genre, conçu à partir de leurs besoins et de leur contexte national, ainsi que des compétences pour l’utiliser dans leur planification et leur prise de décision.
Objectifs spécifiques :
- Concevoir et développer, à partir des besoins de ses futurs utilisateurs, un outil Excel simple en français, avec une version par pays reflétant son contexte de risque climatique et son cadre politique national, et intégrant des indicateurs sensibles au genre et adaptés au contexte.
- Produire un manuel d’utilisation en français, avec des instructions détaillées étape par étape et des définitions, pour que des utilisateurs sans compétences techniques puissent utiliser l’outil et interpréter ses résultats.
- Former au moins 28 agents des 14 partenaires de mise en œuvre, sept partenaires par pays (au moins deux agents par institution), dont au moins 50 % de femmes et 20 % de jeunes, à l’utilisation de l’outil et à l’intégration des données de risque climatique dans leur planification d’activité.
4. Etendue de la mission
La mission est structurée en trois étapes successives, toutes sous la responsabilité du cabinet :
- Étape 1 – Évaluation des besoins des utilisateurs, conception, développement et test de l’outil, et élaboration du manuel d’utilisation (Produit 3.1.1).
- Étape 2 – Préparation du programme et des supports de formation (Produit 3.1.2).
- Étape 3 – Animation de la formation auprès des 14 partenaires de mise en œuvre, dans chacun des deux pays, et établissement des rapports (Produit 3.1.2).
4.1. Utilisateurs et participants ciblés
Les utilisateurs sont les 14 partenaires de mise en œuvre de la Composante 3 (10 coopératives et 4 IMF), identifiés par l’AECF dans le cadre de son programme Investir dans l’entrepreneuriat féminin pour une économie plus verte au Bénin et au Burkina Faso (IFEV-B&BF). L’AECF communiquera la liste des institutions et de leurs interlocuteurs à la signature du contrat. Pour établir leur proposition financière, les soumissionnaires retiennent un lieu de formation par pays, à Cotonou pour le Bénin et à Ouagadougou pour le Burkina Faso, une visite de terrain auprès de chacun des 14 partenaires au cours de l’Étape 1 pour la collecte des données de référence, combinée dans la mesure du possible avec l’évaluation des besoins, et une seconde visite auprès des quatre institutions participant aux tests de validation (18 visites au total) ; les soumissionnaires précisent dans la proposition financière les hypothèses retenues pour les déplacements. Au moins deux agents par institution seront formés, dont des responsables ou décideurs et les agents chargés de la planification, du crédit ou des services aux membres. Un échantillon de ces institutions participera à l’évaluation des besoins et aux tests de validation. Le manuel et l’outil seront également diffusés par l’AECF à d’autres parties prenantes nationales intéressées par l’utilisation de l’outil.
4.2. Principaux livrables et calendrier indicatif
Les dates ci-dessous sont des dates de remise. L’examen de chaque livrable par l’AECF s’effectue selon la section 4.6, et le développement de l’outil démarre une fois que l’AECF a validé la note de démarrage. « Mois n » désigne la fin du mois n à compter de la signature du contrat. Les rapports destinés à l’AECF (D1, D2, D4, D8, D9, la note méthodologique, la documentation technique et le registre de données) sont rédigés en anglais ; les outils, le manuel d’utilisation et les supports de formation sont en français.
| N° | Livrable | Date indicative |
| D1 | Note de démarrage : compréhension de la mission, approche de l’évaluation des besoins, méthodologie et plan de travail détaillé. La section méthodologique expose, pour validation par l’AECF : le cadre de risque utilisé et sa justification s’il ne s’agit pas du cadre du GIEC AR6 ; l’équation du risque ; les échelles de notation et les descripteurs de chaque niveau ; les pondérations et leur justification ; les règles d’agrégation des scores ; le formulaire de collecte des données de référence utilisé lors des visites de terrain ; le traitement des données manquantes ; la manière dont l’incertitude est gérée et communiquée aux utilisateurs non spécialistes ; la période climatique de référence et les horizons futurs couverts ; et le dispositif d’assurance qualité. | Dans les deux semaines suivant la signature du contrat |
| D2 | Évaluation des besoins des utilisateurs et concept de l’outil : besoins d’information, capacités, équipements et compétences Excel des coopératives et des IMF ; structure proposée de l’outil (feuilles, questions, logique de notation) avec une maquette, validée par l’AECF. | Mois 2 |
| D3 | Projet d’outil (Excel, en français), avec une version par pays, et projet de manuel d’utilisation (en français). | Mois 3 |
| D4 | Rapport des tests de validation : outil testé auprès d’au moins une coopérative et une IMF dans chaque pays au regard des six critères de la section 4.3 (Tests de validation), avec les retours reçus et les corrections apportées. | Première moitié du Mois 4 |
| D5 | Deux outils Excel, chacun en une version pour utilisateurs et une version source non protégée, avec la feuille d’exportation standard, leur manuel d’utilisation définitif (en français), la note méthodologique, la documentation technique et le registre de données (en anglais), ainsi que le questionnaire papier et le modèle de fiche de transmission (en français). | Fin du Mois 4 |
| D6 | Programme et supports de formation : ordre du jour, modules PowerPoint, documents à distribuer, exercices et études de cas, outils d’évaluation avant et après la formation, critères de sélection des participants (section 4.4), le tout en français, sensible au genre et intégrant les perspectives de genre et de jeunesse. | Fin du Mois 4 |
| D7 | Formation de deux jours, animée dans chaque pays auprès de ses sept partenaires de mise en œuvre (au moins 14 agents par pays). | Mois 5, dates convenues avec l’AECF |
| D8 | Documentation des retours des participants et recommandations techniques pour l’amélioration de l’outil et de l’approche de formation, ainsi que les profils de risque de référence des 14 partenaires de mise en œuvre complétés pendant la formation (section 4.5). | Dans les deux semaines suivant la dernière session de formation |
| D9 | Rapport de synthèse de la formation : principaux enseignements, dimensions genre et jeunesse, recommandations pour le passage à l’échelle et la réplication ; listes de participants ventilées par sexe, âge et institution ; résultats avant et après la formation. | Dans les trois semaines suivant la dernière session de formation, et au plus tard au Mois 6 |
4.3. Exigences relatives à l’outil (Étape 1)
| Domaine | Exigence minimale |
| Conception et structure fondées sur les besoins | La conception commence par une évaluation des besoins auprès d’un échantillon de coopératives et d’IMF dans chaque pays : leurs besoins d’information, capacités, équipements et compétences Excel. L’échantillon comprend au moins une coopérative et une IMF dans chaque pays, choisies parmi les 14 partenaires, et, dans la mesure du possible, est construit pour couvrir les deux types d’institutions, les zones agroécologiques et chaînes de valeur concernées, différentes tailles d’institutions, des institutions dirigées par des femmes et différents niveaux de maîtrise d’Excel ; le cabinet décrit l’échantillonnage dans la note de démarrage. L’outil est conçu pour une auto-évaluation par les institutions elles-mêmes et porte sur les risques climatiques physiques pertinents pour l’agriculture et la finance rurale. Il couvre les cinq étapes décrites à la section 3, en ne conservant que les questions et résultats utiles aux décisions de ces utilisateurs. Il fonctionne pour les deux types d’utilisateurs grâce à un tronc commun et deux modules propres à chaque type d’institution. Le module IMF couvre l’exposition du portefeuille de crédits par culture, localité et produit, un test de résistance simple de l’effet d’une perte de revenu d’origine climatique sur la qualité du portefeuille et le provisionnement, et une courte liste d’options de réponse telles que le rééchelonnement, le crédit de secours, l’assurance et les garanties. Le module coopérative couvre la production, les actifs et le stockage des membres, la chaîne de valeur et l’encours de crédit des membres. Le cabinet vérifie, avant de finaliser le module IMF, si les autorités de supervision régionales ou nationales ont publié des orientations sur le risque climatique pour les systèmes financiers décentralisés. |
| Langue | Développé directement en français, en langage simple, sans jargon technique et avec une terminologie cohérente. |
| Contexte climatique et national | Aléas, descriptions des risques et références de notation adaptés aux risques climatiques, aux zones agroécologiques et aux chaînes de valeur de chaque pays, en s’appuyant sur les documents nationaux de politique climatique (par exemple la CDN et les plans nationaux d’adaptation), l’information climatique nationale et l’évaluation du risque et de la vulnérabilité climatiques du projet. Au minimum, l’outil couvre les principaux aléas climatiques identifiés pour chaque pays dans l’évaluation du risque climatique du projet. Dans le cadre de la note de démarrage, le cabinet examine et, si nécessaire, corrige l’ensemble des aléas, en documentant la justification de tout ajout ou retrait, pour validation par l’AECF. Les données climatiques sont intégrées à l’outil, de sorte que les utilisateurs n’aient pas à consulter de sources externes. Elles sont fournies pour chaque commune du Bénin (77 communes) et pour chaque province du Burkina Faso (47 provinces), selon les découpages administratifs en vigueur à la signature du contrat. Le cabinet compile des données climatiques publiées existantes et ne produit pas de nouvelle modélisation climatique ; lorsque des données publiées suivent un découpage administratif antérieur, le cabinet les met en correspondance avec le découpage actuel et documente la méthode dans le registre de données. Les variables et scénarios utilisés sont proposés dans la note de démarrage pour validation par l’AECF. L’outil couvre le climat actuel et au moins deux horizons futurs, tirés de l’information climatique nationale et de portails publics reconnus de données climatiques ; le cabinet indique la période de référence et les horizons utilisés dans la note méthodologique, et le manuel explique en français simple comment l’incertitude est communiquée aux utilisateurs. Une courte note méthodologique documente les sources de données, les échelles de notation, les pondérations et les hypothèses utilisées, avec la date de chaque source et la façon de la mettre à jour. La méthode s’ancre dans le cadre de risque du GIEC AR6, dans lequel le risque découle de l’aléa, de l’exposition et de la vulnérabilité. Le cabinet peut proposer une autre norme ou méthodologie d’évaluation du risque internationalement reconnue, à condition d’en justifier le choix et de démontrer qu’elle convient aux utilisateurs et à l’objet de la mission. Quel que soit le cadre retenu, l’outil note le risque aléa par aléa et, le cas échéant, par chaîne de valeur ou segment de portefeuille, et ne fait pas la moyenne des scores entre aléas ; les scores peuvent être agrégés au sein d’un même aléa, en remontant des indicateurs jusqu’au score de l’aléa. Le cabinet fournit un registre de données listant, pour chaque jeu de données intégré à l’outil : source, couverture géographique, période de référence, dates de publication et de mise à jour, fréquence de mise à jour, propriétaire, et le protocole de remplacement. La documentation technique explique comment l’AECF peut mettre à jour les données sans altérer la logique de notation. Les lacunes de disponibilité des données sont signalées, en particulier pour le Burkina Faso. Lorsque les données nationales manquent ou sont insuffisantes, le cabinet les complète avec des jeux de données mondiaux reconnus (par exemple le World Bank Climate Change Knowledge Portal, ERA5 ou CHIRPS), extraits ou agrégés au niveau de la commune et de la province, et documente les sources et la méthode dans le registre de données. L’outil reflète le contexte politique, réglementaire et opérationnel des coopératives et des IMF. |
| Éviter la maladaptation | La méthode comprend une étape de filtrage qui signale si une réponse proposée pourrait déplacer la vulnérabilité vers d’autres utilisateurs ou d’autres lieux, accroître l’exposition, causer un préjudice environnemental ou social, ou désavantager les femmes, les jeunes ou d’autres groupes vulnérables. Le signalement apparaît dans les résultats de l’outil et est expliqué dans le manuel. |
| Genre et jeunesse | Indicateurs sensibles au genre et adaptés au contexte, reflétant les risques et contraintes des MPME dirigées par des femmes, des coopératives et des clientes des IMF ; la perspective des entreprises dirigées par des jeunes, des champs ventilés par sexe et par âge ; revue par l’équipe genre de l’AECF. La méthodologie montre où et comment le genre influe sur l’exposition, la vulnérabilité et la capacité d’adaptation, et donc sur le score de risque, en s’appuyant sur les obstacles que le projet a identifiés en matière d’accès à la terre, au financement, au temps et à l’information, plutôt qu’en ajoutant seulement des champs ventilés. Les jeunes désignent les personnes âgées de 15 à 24 ans, selon la définition du Plan d’analyse et d’action genre du projet. |
| Protection des données et non-exclusion | L’outil contient des données sur les membres et les crédits. Le cabinet précise à qui appartiennent les données saisies, comment elles sont anonymisées, et ce que l’AECF peut consulter et conserver. L’outil et le manuel indiquent que les scores de risque sont un outil de planification et ne peuvent servir à refuser un crédit ou des services aux femmes, aux jeunes ou à d’autres groupes vulnérables. |
| Simplicité et facilité d’utilisation | Simple à utiliser pour un personnel non spécialiste : un nombre limité de feuilles visibles, une navigation claire et des instructions intégrées, des menus déroulants et une saisie minimale, des résultats affichés progressivement même lorsque l’évaluation n’est que partiellement remplie, et un résumé imprimable d’une page présentant les scores de risque par aléa, le degré de confiance, les risques prioritaires et les résultats ventilés par sexe et tranche d’âge. Le degré de confiance est une simple appréciation (élevé, moyen ou faible), donnée pour chaque aléa, de l’exhaustivité et de la fiabilité des données utilisées pour le noter. Les tranches d’âge sont 15 à 17, 18 à 24 et 25 ans et plus, comme dans le Plan de suivi-évaluation du projet. Les formules sont protégées tandis que les cellules de saisie restent ouvertes. L’outil est un fichier léger qui fonctionne hors ligne sur les versions standard de Microsoft Excel. Une version papier imprimable du questionnaire est également fournie, pour que le personnel puisse collecter l’information sur le terrain et la saisir plus tard dans l’outil. |
| Manuel d’utilisation | En français, concis et illustré : instructions détaillées étape par étape, définitions des termes clés, un exemple concret, et des orientations sur l’interprétation des scores et des résultats. Le manuel précise, en français, que « atténuation » dans l’intitulé du Produit 3.1.3 (« plans d’action d’atténuation des risques climatiques ») désigne la réduction du risque climatique et non la réduction des émissions de gaz à effet de serre ; les supports français emploient « réduction des risques climatiques ». |
| Passage à la planification de l’action | L’outil produit une fiche de transmission standard pour chaque institution : risques prioritaires, leurs facteurs sous-jacents, les dispositifs et capacités déjà en place, et les options de réponse envisagées. La fiche est conçue comme le point de départ des plans d’action de réduction des risques climatiques du Produit 3.1.3, afin que les partenaires n’aient pas à refaire l’évaluation. |
| Tests de validation | Tests de validation auprès d’au moins une coopérative et une IMF dans chaque pays avant la finalisation, avec des retours et corrections documentés. Les tests portent sur les points suivants, chacun traité séparément dans le rapport : la facilité d’utilisation (le personnel peut réaliser une évaluation sans appui externe) ; la robustesse technique (formules, protection, comportement avec des données incomplètes) ; la cohérence de la notation (un même cas évalué indépendamment par plusieurs utilisateurs donne des résultats comparables) ; l’exactitude des données ; la sensibilité au genre ; et l’utilité pour la décision (le résultat appuie une décision que l’institution prend réellement). Le cabinet propose les niveaux d’acceptation de chaque critère dans la note de démarrage, et l’AECF les valide. |
| Format | Pour chaque pays, l’outil final est livré en deux versions : une version pour utilisateurs, avec formules protégées et cellules de saisie ouvertes, adaptée à l’hébergement sur la plateforme numérique du projet ; et une version source non protégée pour l’AECF. Le manuel d’utilisation est livré aux formats modifiable (Word) et PDF. |
| Maintenance | Un court document technique (structure, formules, sources de données et journal des modifications) permet à l’AECF ou à un autre prestataire de maintenir et de mettre à jour l’outil. L’outil ne contient aucun contenu caché autre que des tables de référence documentées. Le cabinet corrige tout défaut signalé dans les trois mois suivant l’acceptation du D9, sans frais supplémentaires. |
4.4. Exigences relatives à la formation (Étapes 2 et 3)
| Domaine | Exigence minimale |
| Format | Formation participative de deux jours, en présentiel, dans chaque pays, pour ses sept partenaires de mise en œuvre. Le lieu est convenu avec l’AECF ; au Burkina Faso, un lieu accessible et sûr est retenu. Si les conditions de sécurité empêchent une session en présentiel, l’AECF peut approuver un format hybride ou à distance. |
| Participants | Au moins 28 agents au total (14 par pays), au moins deux par institution. Au moins 50 % de femmes et 20 % de jeunes (pour les participants à la formation, les jeunes désignent les agents âgés de 18 à 24 ans). Les participants sont désignés par les institutions partenaires sur la base de critères de sélection proposés par le cabinet dans le programme de formation (D6) et validés par l’AECF, afin d’atteindre les cibles de femmes et de jeunes ; le cabinet documente la composition de chaque session et tout écart par rapport aux cibles, avec les raisons ; un écart documenté par rapport à ces cibles, ou l’absence d’un partenaire ou d’un second participant malgré les invitations lancées, n’affecte pas l’acceptation du D7 ni du D9. Les listes de participants sont tenues et ventilées par sexe, âge et type d’institution. |
| Contenu | Structure, finalité et composantes de l’outil ; application pratique sur des exemples réels et des études de cas, chaque partenaire réalisant sa propre première évaluation, qui devient son profil de risque de référence (section 4.5) ; approches sensibles au genre pour l’identification et la réponse au risque climatique ; comment intégrer l’analyse du risque climatique dans les stratégies institutionnelles, le développement de produits et les services d’appui ; comment institutionnaliser les pratiques de gestion du risque climatique. Pendant la formation, chaque partenaire consigne son point focal de l’outil, la décision ou le processus dans lequel les résultats seront utilisés, qui met à jour les données, et à quelle fréquence l’évaluation sera répétée. Ces informations sont annexées au rapport de synthèse de la formation. |
| Méthode | Participative et itérative : les participants testent l’outil en petits groupes, reçoivent des retours et s’entraînent au moyen d’exercices pratiques. Langage simple et supports visuels adaptés aux différents niveaux d’alphabétisation et d’aisance numérique. |
| Supports | Modules PowerPoint, documents à distribuer et exercices sensibles au genre, en français, intégrant les perspectives de genre et de jeunesse, aux formats imprimable et numérique. |
| Évaluation | Évaluation avant et après la formation administrée à chaque participant pour mesurer l’acquisition des connaissances, complétée par un contrôle pratique au cours duquel chaque participant réalise et interprète un exemple d’évaluation. Le cabinet propose les seuils de réussite dans la note de démarrage, pour validation par l’AECF. Les évaluations testent la compréhension des notions de risque climatique (aléa, exposition, vulnérabilité, probabilité, gravité) et la capacité à interpréter les résultats de l’outil, et pas seulement l’utilisation de l’outil. |
| Logistique | Le cabinet organise la logistique de la formation (lieu, mobilisation des participants, transport et prise en charge, et ordinateurs portables équipés de Microsoft Excel, un par participant) en coordination avec l’AECF. Les coûts correspondants sont remboursables par l’AECF selon la section 10. |
| Appui après la formation | Jusqu’à la fin du contrat et pendant trois mois après l’acceptation du D9, le cabinet reste disponible pour le Conseiller technique de l’AECF et les institutions participantes pour les questions techniques sur l’outil. Tout appui ultérieur pendant la phase de planification de l’action est assuré par le Conseiller technique de l’AECF et ne relève pas de la présente mission. Les obligations du présent point et de l’exigence de Maintenance (section 4.3) restent en vigueur après l’expiration du contrat. |
4.5. Indicateurs
Étape 1 – Élaboration de l’outil (Produit 3.1.1). Le cabinet livre les éléments suivants, chacun faisant l’objet d’une validation écrite de l’AECF :
- un outil Excel d’évaluation du risque climatique développé en français, avec une version adaptée à chaque pays, prêt à l’emploi ;
- un outil intégrant les perspectives de genre et de jeunesse ;
- un manuel d’utilisation avec des instructions claires et détaillées, étape par étape, et des définitions sur la façon d’utiliser l’outil et d’interpréter ses résultats ;
- une courte note méthodologique documentant les sources de données, les échelles de notation, les pondérations et les hypothèses de l’outil ;
- un outil qui produit, pour chaque institution évaluée : un score de risque par aléa avec un degré de confiance ; la part du portefeuille de crédits, ou de la production et du stockage des membres, dans les catégories de risque les plus élevées ; la part des membres ou clients femmes et jeunes dans la catégorie de forte vulnérabilité ; l’existence d’un filtrage climatique dans l’analyse de crédit (IMF) ou dans la planification de la production et du stockage (coopératives) ; et une feuille d’exportation standard permettant à l’AECF de consolider les résultats des 14 partenaires.
Étapes 2 et 3 – Formation (Produit 3.1.2).
| Indicateur | Cible |
| Partenaires de mise en œuvre formés à l’utilisation de l’outil | 14 |
| Agents des institutions formés à l’utilisation de l’outil | Au moins 28 (14 par pays, au moins 2 par partenaire) |
| Femmes parmi les participants | Au moins 50 % |
| Jeunes parmi les participants | Au moins 20 % |
En outre, le cabinet livre des supports de formation en français, sensibles au genre et intégrant les perspectives de jeunesse, des évaluations avant et après la formation pour chaque participant, et un rapport de synthèse de la formation couvrant les dimensions genre et jeunesse.
- un profil de risque de référence pour chacun des 14 partenaires de mise en œuvre : les données requises sont collectées sur site lors des visites de terrain de l’Étape 1 (Partie A) ; pendant la formation (D7, Partie B), chaque partenaire complète sa première évaluation avec l’appui du cabinet, et le cabinet compile les 14 profils au format d’exportation standard et les livre avec le D8, de sorte qu’une réévaluation ultérieure puisse mesurer l’évolution.
4.6. Responsabilités de l’AECF
- À la signature du contrat, communiquer les extraits pertinents du Document de projet, à savoir l’évaluation du risque et de la vulnérabilité climatiques du projet, le cadre de résultats et les exigences genre des Produits 3.1.1 et 3.1.2.
- Communiquer la liste des partenaires de mise en œuvre et de leurs contacts, et faciliter les présentations, invitations et accès pour l’évaluation des besoins et les tests de validation.
- Organiser la revue de l’outil et des supports par l’équipe genre et le Conseiller technique de l’AECF.
- Communiquer la Politique relative à l’intelligence artificielle de l’AECF à la signature du contrat.
- Partager le projet d’outil (D3) et l’outil final (D5) avec le cabinet chargé du programme de formation CSA et le prestataire de la plateforme numérique, pour que l’outil soit reflété dans les contenus de formation et rendu disponible sur la plateforme. Le cabinet participe à un maximum de deux réunions de coordination avec eux, tenues en ligne ; les exigences techniques de la plateforme sont fournies à la signature du contrat.
- Valider ou commenter chaque livrable dans les 10 jours ouvrés suivant sa réception, et dans les 5 jours ouvrés pour le rapport des tests de validation (D4). L’AECF organise ses revues en parallèle : l’équipe projet, l’équipe genre et le Conseiller technique examinent en même temps et l’AECF renvoie une réponse consolidée.
- Diffuser le manuel d’utilisation aux partenaires de mise en œuvre et aux parties prenantes nationales intéressées, et publier une version anonymisée du rapport de synthèse de la formation, sans les listes de participants, sur le site de l’AECF, en la reliant aux systèmes d’apprentissage de l’ONUDI.
4.7. Exigences transversales
- Appliquer une conception et une animation sensibles au genre tout au long de la mission, reflétant les rôles et contraintes réels des femmes, notamment l’accès à la terre, le manque de temps et l’inégalité d’accès au financement et à l’information.
- Adapter tous les contenus aux différents niveaux d’alphabétisation, en recourant à un langage simple, des supports visuels et des exemples concrets.
- S’appuyer sur une connaissance locale des risques climatiques, des zones agroécologiques, des coopératives et des IMF de chaque pays.
- Se coordonner étroitement avec l’AECF tout au long de la mission, notamment pour le choix des institutions de test et la programmation de la formation.
- Respecter les politiques de sauvegarde environnementale et sociale du FEM, de l’ONUDI et de l’AECF dans toutes les activités.
- Obtenir le consentement éclairé pour toute donnée personnelle ou institutionnelle collectée lors de l’évaluation des besoins, des tests de validation, de la collecte des données de référence et de la formation.
- Reconnaître le FEM, l’ONUDI et l’AECF dans tous les livrables, conformément à la Politique de communication et de visibilité du FEM (2023).
4.8. Propriété intellectuelle et confidentialité
Les outils, leurs fichiers sources, les manuels d’utilisation et les supports de formation produits dans le cadre de la mission deviennent la propriété de l’AECF, qui peut les diffuser librement, y compris aux partenaires de mise en œuvre, aux parties prenantes nationales et aux bailleurs du projet. Le cabinet ne peut les réutiliser, les modifier ou les commercialiser sans l’accord écrit préalable de l’AECF. Le cabinet traite comme confidentielles toutes les informations reçues de l’AECF et des institutions participantes.
4.9. Utilisation de l’intelligence artificielle
Le cabinet respecte la Politique relative à l’intelligence artificielle de l’AECF, qui s’applique aux consultants. Les livrables doivent être le travail original des experts du cabinet. Les outils d’intelligence artificielle ne peuvent être utilisés qu’en appui, par exemple pour une aide à la rédaction ou à la mise en forme, sous l’entière responsabilité des experts ; tout contenu qu’ils génèrent est relu, contextualisé et vérifié, y compris l’ensemble des données et des sources, avant soumission. Le cabinet ne partage pas les documents de l’AECF, les données personnelles des participants ou les informations des institutions participantes, telles que contrats, détails de partenariat, plans de projet ou autres informations propriétaires, avec des outils d’intelligence artificielle gratuits ou sans licence. Il décrit dans la note de démarrage s’il compte utiliser de tels outils et de quelle manière, et signale sans délai à l’AECF tout incident lié à l’IA. L’AECF peut rejeter tout livrable qui ne respecte pas ces exigences.
5. Durée et dispositif institutionnel
Le calendrier de livraison couvre six mois à compter de la signature du contrat, attendue en janvier 2027, et le contrat court jusqu’à l’acceptation du livrable final (D9). L’Étape 1, l’évaluation des besoins, la conception, le développement et le test de l’outil et du manuel, se déroule jusqu’à la fin du Mois 4. L’Étape 2, la préparation du programme et des supports de formation, se déroule en parallèle de la finalisation de l’outil, en s’appuyant sur la version testée, et s’achève à la fin du Mois 4. L’Étape 3, la formation, a lieu au Mois 5, suivie de l’établissement des rapports au plus tard au Mois 6. L’Étape 1 correspond à la Partie A de la proposition financière, et les Étapes 2 et 3 à la Partie B (section 10). Le cabinet propose un volume de travail et un enchaînement réalistes sur l’ensemble des étapes.
Tout service additionnel peut être convenu par avenant au contrat, conformément à la politique d’achat de l’AECF.
6. Rapports
Le cabinet rendra compte à l’Unité de gestion du projet Women ADAPT de l’AECF, en particulier au Senior Portfolio Officer et au Conseiller en finance climatique de l’AECF. L’outil et les supports de formation seront également relus par l’équipe genre et le Conseiller technique de l’AECF. Le Conseiller technique est l’expert de l’AECF qui appuie les partenaires de mise en œuvre dans l’élaboration de leurs plans d’action de réduction des risques climatiques (Produit 3.1.3) ; la validation écrite des livrables par l’AECF est délivrée par le Senior Portfolio Officer après la revue consolidée.
7. Qualifications et expérience du cabinet et de l’équipe
7.1. Expérience du soumissionnaire
Le soumissionnaire doit être un cabinet de conseil, une organisation de recherche ou de formation légalement enregistrés, ou un consortium de telles entités (auquel cas la proposition comprend un accord de consortium nommant le cabinet chef de file, et chaque membre fournit ses documents d’immatriculation et fiscaux), et doit mobiliser au moins un expert national basé dans chaque pays, Bénin et Burkina Faso (résident dans ce pays ; ce rôle peut être tenu par l’un des experts clés listés à la section 7.2). Le soumissionnaire devrait démontrer :
- Au moins cinq (5) ans d’expérience en évaluation du risque climatique, adaptation au changement climatique, gestion des risques ou finance durable et agricole, avec au moins trois missions similaires, telles que définies à la section 9, attestées par des lettres de référence signées des clients.
- Une expérience avérée de conception et de développement d’outils Excel simples pour des utilisateurs non spécialistes, y compris des tests utilisateurs, avec au moins un outil livré et en usage.
- Une expérience d’animation de formations participatives auprès de coopératives, d’IMF, de MPME ou de services de vulgarisation.
- Une connaissance pratique des chaînes de valeur agricoles et des secteurs coopératif et de la microfinance au Bénin et au Burkina Faso.
- Une expérience de l’intégration des perspectives de genre et de jeunesse dans des outils ou des contenus de formation.
- Une solide maîtrise du français et de l’anglais, et une pratique d’au moins une langue locale pertinente dans chaque pays.
7.2. Experts clés
La proposition doit comprendre les CV des experts clés suivants. Un expert peut couvrir plusieurs rôles, à condition que la proposition montre que chaque domaine de compétence est couvert, à l’exception du Spécialiste de la finance du risque climatique et agricole, qui est un expert dédié. L’équipe comprend en outre au moins un expert national résident dans chaque pays, Bénin et Burkina Faso, qui pilote le travail et la formation dans ce pays (sections 3 et 7.1) ; ce rôle peut être tenu par l’un des experts clés ci-dessous, par exemple un Formateur / Facilitateur, et le CV indique le pays de résidence.
- Chef de mission – Spécialiste du risque climatique et de l’adaptation : diplôme de troisième cycle (master ou équivalent) en environnement, climat, agronomie, gestion des risques ou domaine connexe ; au moins sept ans d’expérience en évaluation du risque climatique ou en adaptation, idéalement en Afrique de l’Ouest.
- Développeur d’outils Excel : au moins cinq ans d’expérience de construction d’outils Excel structurés (formules avancées, validation de données, protection) pour des utilisateurs non spécialistes, et une expérience de la conception centrée sur l’utilisateur et des tests d’utilisabilité.
- Spécialiste genre et inclusion : au moins cinq ans d’expérience dans des outils ou des formations sensibles au genre en agriculture, microfinance ou inclusion financière.
- Formateurs / Facilitateurs (au moins un par pays) : expérience d’animation de formations participatives de plusieurs jours auprès de coopératives et d’agents d’IMF ; maîtrise du français, avec une pratique d’au moins une langue locale du pays.
- Spécialiste de la finance du risque climatique et agricole : au moins cinq ans d’expérience en microfinance, finance agricole ou finance de l’adaptation ; capable de concevoir les composantes d’exposition du portefeuille et de test de résistance pour les IMF et la composante de vulnérabilité financière pour les coopératives ; une connaissance de l’environnement réglementaire des systèmes financiers décentralisés de la région est un atout.
7.3. Valeur ajoutée
Les éléments suivants ne sont pas obligatoires, mais seront pris en compte favorablement dans l’évaluation technique, au titre des critères indiqués :
- Une présence enregistrée au Bénin ou au Burkina Faso (critère f).
- Des relations établies avec les coopératives, les IMF et leurs réseaux au Bénin et au Burkina Faso (critère f).
- Des travaux antérieurs sur des outils de risque ou de finance climatiques pour des IMF ou des coopératives (critère d).
- Un agronome ou un spécialiste des coopératives dans l’équipe (critère e).
- Une expérience de projets financés par le FEM, l’ONUDI ou d’autres agences des Nations Unies (critère d).
- Une approche de pérennisation des connaissances au sein des institutions, par exemple en formant des points focaux internes pour appuyer leurs collègues (critère c).
7.4. Dépôt des propositions
Les soumissionnaires qualifiés sont invités à soumettre une proposition comprenant :
- Une compréhension des exigences de la mission.
- Une méthodologie et un plan de travail couvrant l’évaluation des besoins, la conception et le développement de l’outil, le manuel d’utilisation et la formation.
- Un schéma indicatif de l’outil proposé (structure, étapes et résultats).
- Une liste de références détaillée précisant l’objet et le contenu des missions similaires réalisées au cours des cinq dernières années.
- Les CV des experts clés listés à la section 7.2.
- Les documents obligatoires listés à la section 9 : présentation du cabinet, documents d’immatriculation et statutaires, certificat de conformité fiscale (ou document équivalent) en cours de validité, pièces d’identité du chef de mission et de tous les experts clés, les lettres de référence, le CV et le justificatif de résidence de l’expert national de chaque pays, et, pour les consortiums, l’accord de consortium.
- Des propositions technique et financière déposées en deux fichiers PDF distincts.
- Une proposition financière, en USD, faisant apparaître séparément les coûts directs des Parties A et B, le prix optionnel d’une formation hybride ou à distance au Burkina Faso, et les frais remboursables, avec une ventilation par pays, comme décrit à la section 10.
N.B. : LE DÉPÔT DES PROPOSITIONS FINANCIÈRE ET TECHNIQUE EN UN SEUL FICHIER ENTRAÎNERA LA DISQUALIFICATION AUTOMATIQUE DU SOUMISSIONNAIRE.
8. Prix
Les paiements au titre du présent contrat seront effectués en dollars des États-Unis (USD). Le régime fiscal du contrat sera précisé lors de la contractualisation ; les soumissionnaires noteront que l’AECF, LLC est domiciliée au Kenya.
9. Critères d’évaluation
Pièces obligatoires
- Présentation du cabinet.
- Licence d’exploitation ou certificat de constitution ou certificat d’immatriculation et autres documents statutaires.
- Certificat de conformité fiscale en cours de validité ou document équivalent.
- Passeport ou pièce d’identité nationale du chef de mission et de tous les experts clés listés.
- Au moins trois (3) lettres de référence signées d’anciens clients pour des missions similaires. Les missions similaires sont l’élaboration d’outils de risque climatique, agricole ou financier, ou la formation de coopératives ou d’IMF, réalisées au cours des cinq dernières années ; pour un consortium, les lettres de tout membre comptent. Chaque lettre indique le client, l’objet de la mission, la date d’achèvement et la personne à contacter. La similarité des missions est appréciée uniquement à ce stade ; le critère g note les lettres sur d’autres aspects.
- CV d’au moins un expert national basé dans chaque pays, Bénin et Burkina Faso, comme exigé à la section 7.1, avec justificatif de résidence (pièce d’identité nationale, titre de séjour ou attestation d’employeur).
- Pour les consortiums : l’accord de consortium nommant le cabinet chef de file, et les documents d’immatriculation et fiscaux de chaque membre.
Les documents ci-dessus doivent être valides à la date de dépôt et pendant toute la durée de la procédure d’appel d’offres.
N.B. : L’ABSENCE OU LA NON-CONFORMITÉ DES PIÈCES CI-DESSUS ENTRAÎNERA LA DISQUALIFICATION AUTOMATIQUE.
Un comité d’évaluation sera constitué par l’AECF et pourra comprendre des membres du personnel technique et des experts externes. Tous les membres seront tenus aux mêmes règles de confidentialité. La qualité technique de la proposition compte pour 80 % ; seules les propositions obtenant au moins 56 points sur 80 à l’évaluation technique accèderont à l’évaluation financière, qui compte pour les 20 % restants.
| Principaux domaines d'évaluation | Note pondérée |
| (i) PROPOSITION TECHNIQUE | 80 |
| a) Compréhension des Termes de référence : compréhension de la finalité de l’outil, de ses cinq étapes, des trois étapes de la mission et des utilisateurs visés. | 10 |
| b) Méthodologie et plan de travail pour l’évaluation des besoins des utilisateurs, la conception et le développement de l’outil, les tests de validation au regard des six critères de la section 4.3 et le manuel d’utilisation, le schéma indicatif de l’outil (section 7.4) et la manière dont les exigences de la section 4.3 sont satisfaites, y compris la manière dont la simplicité est garantie et dont les perspectives de genre et de jeunesse sont intégrées. | 15 |
| c) Approche de formation : méthodes participatives adaptées à des utilisateurs non spécialistes et à des niveaux d’alphabétisation hétérogènes, approche d’évaluation et approche de pérennisation des connaissances au sein des institutions. | 10 |
| d) Expérience et références du soumissionnaire : au moins cinq ans d’expérience en évaluation du risque climatique, adaptation, gestion des risques ou finance durable et agricole ; expérience de conception et de développement d’outils Excel simples pour des utilisateurs non spécialistes ; expérience d’animation de formations participatives auprès de coopératives, d’IMF ou de MPME ; au moins trois missions similaires, telles que définies à la section 9, figurant dans la liste de références de la section 7.4 (les lettres de référence elles-mêmes sont notées uniquement au titre du critère g) ; travaux antérieurs sur des outils de risque ou de finance climatiques pour des IMF ou des coopératives et expérience de projets du FEM, de l’ONUDI ou des Nations Unies (section 7.3). | 15 |
| e) Composition de l’équipe et capacité pluridisciplinaire : CV de tous les experts clés listés à la section 7.2, couvrant le risque climatique, le développement d’outils Excel, la finance du risque climatique et agricole, le genre et l’inclusion, et la formation, chacun satisfaisant à l’expérience minimale de la section 7.2 (un expert clé en deçà du minimum obtient zéro pour ce rôle) ; solide maîtrise du français et de l’anglais et pratique d’au moins une langue locale dans chaque pays. | 15 |
| f) Connaissance du contexte national : coopératives, IMF, chaînes de valeur agricoles et risques climatiques au Bénin et au Burkina Faso. | 10 |
| g) Qualité des lettres de référence : similarité des clients avec l’AECF et les partenaires de mise en œuvre (partenaires au développement, institutions financières, coopératives), ampleur et durée des missions, et qualité des justificatifs fournis (objet, dates, personne à contacter). | 5 |
| (ii) PROPOSITION FINANCIÈRE | 20 |
| Clarté, exhaustivité et réalisme de la proposition financière, y compris le volume de travail, le rapport coût-efficacité et l’optimisation des ressources (taxes applicables et déplacements compris ; les frais remboursables ne sont pas notés). | 20 |
| Note totale | 100 |
Attribution et gestion du contrat
Les livrables qui ne respectent pas les exigences sont renvoyés pour correction avant paiement. Les experts clés ne peuvent être remplacés qu’avec l’accord écrit préalable de l’AECF et par des experts de qualifications équivalentes.
10. Proposition financière
La proposition financière présente les coûts directs en deux parties, et les frais remboursables séparément :
- Partie A – Étape 1 (outil) : évaluation des besoins ; conception, développement et test de l’outil pour les deux pays ; élaboration et mise en page du manuel d’utilisation ; note méthodologique et documentation technique ; collecte sur site, auprès de chacun des 14 partenaires, des données nécessaires à leur profil de risque de référence, lors des visites de terrain de l’Étape 1, à l’aide du formulaire validé avec la note de démarrage ; établissement des rapports. Si la Partie B n’est pas activée, les données de référence collectées sont livrées avec le D5.
- Partie B – Étapes 2 et 3 (formation) : préparation du programme et des supports de formation, y compris leur impression ; animation de la formation dans les deux pays ; évaluations avant et après la formation ; réalisation de la première évaluation par chaque partenaire pendant la formation et compilation des 14 profils de risque de référence (section 4.5) ; établissement des rapports. Les Parties A et B sont couvertes par un seul contrat. La Partie B est activée par notification écrite de l’AECF dans les 5 jours ouvrés suivant la validation de l’évaluation des besoins et du concept de l’outil (D2), sous réserve d’une exécution satisfaisante de la Partie A. Si la Partie B n’est pas activée, le contrat se limite à la Partie A. Les soumissionnaires chiffrent intégralement la Partie B dans leur proposition financière, et indiquent séparément un prix optionnel pour une animation hybride ou à distance de la formation au Burkina Faso (section 4.4, Format).
Les coûts directs constituent le prix du contrat de chaque partie. Ils comprennent l’ensemble des honoraires, déplacements et hébergements du cabinet.
Les frais remboursables sont présentés séparément et remboursés par l’AECF au coût réel, sur pièces justificatives : salle et logistique de formation, location d’ordinateurs portables (un par participant), et transport et prise en charge des participants. Pour ces frais, le cabinet obtient au moins trois devis, conformément à la politique d’achat de l’AECF. Les soumissionnaires fournissent une estimation indicative des frais remboursables, qui ne fait pas partie du prix du contrat.
Le premier décaissement, à l’acceptation de la note de démarrage (D1), ne peut excéder 30 % du prix de la Partie A. Les paiements suivants seront subordonnés à la validation des livrables et à l’atteinte des jalons convenus. La proposition financière présente une ventilation des coûts par pays.
Les soumissionnaires doivent présenter leur proposition financière en USD. Les paiements seront effectués en USD, selon l’échéancier défini dans le contrat.
11. Modalités de soumission
L’AECF est un employeur qui garantit l’égalité des chances. Elle évalue tous les candidats intéressés sur la base de leur mérite, sans distinction de race, de sexe, de couleur, d’origine nationale, de religion, d’orientation sexuelle, d’âge, de situation matrimoniale, de statut d’ancien combattant, de handicap ou de toute autre caractéristique protégée par la loi applicable.
Toute question doit être adressée à l’adresse électronique dédiée aux achats, aecfprocurement@aecfafrica.org, au plus tard le 11 novembre 2026 à 17 h (heure d’Afrique de l’Est). L’objet du courriel doit être : « CLARIFICATION: Women ADAPT – Outil de risque climatique et formation ».
Les soumissionnaires intéressés sont invités à soumettre leurs propositions technique et financière sur le portail des achats https://procurement.aecfafrica.org/ au plus tard le 20 novembre 2026 à 17 h (heure d’Afrique de l’Est). Les propositions peuvent être soumises en français ou en anglais. Aucune réunion d’information préalable à l’appel d’offres ne sera organisée. Les réponses aux questions seront publiées sous forme d’addenda sur le portail des achats au plus tard le 13 novembre 2026.
12. Avertissement
L’AECF se réserve le droit de déterminer la structure de la procédure et le nombre de soumissionnaires présélectionnés, de se retirer de la procédure, de modifier le présent calendrier à tout moment sans préavis, et d’annuler le présent appel d’offres à tout moment, sans préavis et sans obligation d’indemniser ou de rembourser quiconque.
L’AECF ne perçoit aucuns frais de participation à l’appel d’offres et n’a mandaté aucun agent ni intermédiaire pour faciliter les candidatures. Les soumissionnaires sont invités à s’adresser directement au service des achats de l’AECF.
A propos de l'AECF
A propos de nous
L'AECF (Africa Enterprise Challenge Fund) est une institution de développement qui finance des entreprises en phase de démarrage et de croissance afin d'innover, de créer des emplois et de tirer parti des investissements et des marchés pour créer de la résilience et des revenus durables dans les communautés rurales et marginalisées d'Afrique.
Depuis 2008, nous avons investi plus de 300 millions de dollars dans plus de 510 entreprises en Afrique subsaharienne, en nous concentrant sur l'agro-industrie, les énergies renouvelables et les technologies intelligentes en matière de climat. Nous avons eu un impact sur plus de 33 millions de vies, créé plus de 35 000 emplois et mobilisé plus de 838 millions de dollars en fonds de contrepartie pour les entreprises de notre portefeuille.
L'AECF a son siège au Kenya et des bureaux en Côte d'Ivoire, en Tanzanie, au Nigeria, au Sud-Soudan, au Bénin et en Somalie.